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Le dernier adieu au nationaliste loyal

Publié le 09/02/2017, par dans Non classé.

Il était le premier chef de l’Exécutif de Abdelaziz Bouteflika, d’avril à décembre 1999. Smaïl Hamdani, cette grande figure de la politique algérienne post-indépendance, a été enterré, hier, au cimetière El Alia en présence d’une foule nombreuse.
La plupart des membres du gouvernement, à leur tête le chef de l’Exécutif, étaient présents à ces funérailles. Le directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, les deux présidents des Chambres du Parlement, le wali d’Alger, des parlementaires, des chefs de parti politique étaient au premier rang. Ont également assisté à l’enterrement d’anciennes figures de la diplomatie algérienne et d’anciens ministres, à l’instar de Yazid Zerhouni et Dahou Ould Kablia. Son ami et ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, était à El Alia pour rendre un dernier hommage à ce nationaliste loyal qui est décédé dans la nuit de lundi à mardi.

C’est le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, qui a lu l’oraison funèbre, dans laquelle il a rappelé le parcours politique de cet homme qui s’est mis au service de son pays au lendemain de l’indépendance, en occupant différents postes dans le gouvernement, puis en tant que diplomate. Mohamed Aïssa a aussi mentionné les compétences du défunt et ses qualités humaines, dont l’humilité et le caractère affable.

Smaïl Hamdani avait commencé sa carrière en 1962 en tant que conseiller juridique du ministre de l’Information, puis conseiller aux Affaires étrangères, secrétaire général adjoint à la Présidence, secrétaire général du gouvernement, conseiller à la présidence de la République. Il avait entamé, par la suite, une longue carrière de diplomate en représentant l’Algérie, notamment en Norvège, Danemark, Finlande, Suède, Espagne, France…

En 1998, le président Liamine Zeroual décide de nommer un nouveau gouvernement en prévision de l’élection présidentielle d’avril 1999 et choisit Smaïl Hamdani pour diriger l’équipe gouvernementale. Elu à la magistrature suprême, Abdelaziz Bouteflika le reconduit en attendant de former son propre gouvernement. Après son départ en décembre 1999, cet ancien diplomate est resté très discret, rares ont été ses sorties pour commenter les événements politiques.

Smaïl Hamdani s’est également distingué par son travail au sein de l’Association algérienne des relations internationales (AARI). C’est d’ailleurs en tant que personnalité nationale et président de l’AARI qu’il a été invité aux consultations sur la révision constitutionnelle en 2011. Smaïl Hamdani avait présenté 18 propositions « pour une consécration de la démocratie avec conviction et fermeté».

Il avait demandé que le droit de saisine du Conseil constitutionnel, dont bénéficient le président de la République ainsi que le Parlement dans ses deux Chambres, soit élargi à d’autres instances. Il avait aussi plaidé pour la séparation de la politique du monde des affaires et à lutter contre la corruption.

Hier, le chef de l’Etat et les présidents des deux Chambres parlementaires, Abdelkader Bensalah et Ould Khelifa, ont adressé des messages de condoléances à la famille du défunt dans lesquels ils saluent ce nationaliste intègre et dévoué, aux hautes compétences et aux vertus sublimes.
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