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Le déblocage de la gestion des œuvres sociales en question

Publié le 13/01/2016, par dans Non classé.

Une réunion est prévue demain entre des représentants du ministère de l’Education nationale et des représentants des syndicats du secteur pour débloquer la situation.
« Il s’agit de modifier certaines dispositions régissant l’activité de la commission nationale de gestion des œuvres sociales, installée pour la première fois en 2012 et dont les membres ont été renouvelés l’an dernier», explique M. Amraoui, président du réseau de communication à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), dont sont issus plusieurs membres de la direction de ladite commission.

Les membres de cette commission, issus de plusieurs formations syndicales, revendiquent la modification de la décision 12.01 portant sur l’installation de l’organe de gestion des œuvres sociales qui constitue le principal blocage entravant le travail de la commission élue.
Le premier mandat de cette commission a été un fiasco vu que le ministère n’a pas procédé à l’installation de cet organe qui aurait dû fournir les outils de gestion.

Les membres de la commission ont, tout le temps, été confrontés au chevauchement des prérogatives avec l’ordonnateur financier installé par l’administration. La commission élue a été contrainte de geler ses activités faute de prérogatives. « Chaque partie fait sa propre lecture des articles du décret 303-82. L’ordonnateur soutient que toutes les conventions, contrats et marchés conclus ne peuvent se faire sans sa signature, et la commission, s’appuyant sur son règlement intérieur, plaide le contraire dans certains cas. Cette confusion a abouti à un sérieux blocage entre les deux structures», avait dénoncé l’ancien président de la commission, M. Belmecheri, avant de décider du gel de la commission.

Le renouvellement des membres de la commission par de nouvelles élections en 2015 ne semble pas avoir mis un terme à ce blocage, d’où l’option d’un dialogue ministère-syndicats. Si plusieurs syndicats luttent pour le maintien du mode de gestion centralisé, d’autres, comme le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), appellent à la décentralisation de la gestion. « Certes, la gestion centralisée est indiquée pour les biens à caractère national, mais la gestion de l’argent des travailleurs doit être décentralisée pour que chacun y trouve son compte», explique Idir Achour, porte-parole du CLA, qui avait fait campagne contre la centralisation.

La réunion de demain devrait également fournir des réponses relatives à la nécessité de réaliser un inventaire des biens relevant du patrimoine des travailleurs du secteur. La gestion, monopolisée des décennies durant par l’UGTA, n’a pas été suivie par un bilan rendu public. Le bilan de la première commission autonome, élue et installée en 2012, consiste en la prise en charge des soins médicaux de 26 162 fonctionnaires pendant ce mandat, durant lequel 250 000 DA ont été accordés comme prime de départ à la retraite à 36 318 fonctionnaires. La commission a également accordé des prêts à 35 000 travailleurs, dont 9200 pour le logement. Les fonds des œuvres sociales ont aussi servi à financer des voyages, des prêts pour l’acquisition de véhicules ou d’équipements électroménagers ainsi que pour des pèlerinages à La Mecque. Lire la suite

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