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Le correspondant de KBC à Oran intimidé par la police

Publié le 19/01/2016, par dans Non classé.

Le correspondant d’Oran de la chaîne de télévision privée KBC, Saïd Boudour, a subi des pressions et des intimidations de la part de policiers et d’agents de la DRS, alors qu’il était en plein exercice de ses fonctions.
En effet, notre collègue, muni de sa caméra, était lundi dernier aux obsèques de Boutaleb Hafid, l’homme qui s’est immolé par le feu la semaine dernière avant de succomber à ses blessures dimanche. Alors que le cortège funèbre allait démarrer, un homme, se présentant comme un membre de « la sécurité militaire» s’amène à l’endroit du journaliste, et le somme « d’éteindre sa caméra et de déguerpir».

Les habitants d’El Hamri sont alors venus à la rescousse du journaliste, sommant l’agent en question, ainsi que les policiers qui l’entouraient, de le laisser faire son travail. Ces derniers, ayant peur que la situation ne dégénère, se sont rétractés subito presto. Un peu plus tard, pendant l’enterrement, nous explique Saïd Boudour, c’est le chef de sûreté en personne qui l’a hélé.  » Il m’a dit « tu n’as pas honte ! tu veux en faire une affaire d’état !». Mine de rien, malgré les intimidations, notre collègue a fait son travail comme il se doit, et son reportage a été diffusé, le soir même, sur la chaîne KBC.

Pour sa part, le bureau d’Oran de la Ligue algérienne des droits de l’homme s’est fendu d’un communiqué où il a dénoncé ces actes d’intimidations. « Cette affaire indique que non seulement rien n’a changé, le pouvoir Algérien refuse la transparence et combat les journalistes, mais aussi que les versions qui circulent concernant la raison de l’immolation par le feu de la victime semblent être vraies puisque qu’elles mettraient en cause une personne des services de sureté qui par son comportement a conduit à une immolation par le feu devant le siège de sureté de Wilaya».

Le communiqué se termine en indiquant que « la LADDH rendra visite à la famille et suivra de près l’évolution de l’enquête car il n’est pas question de laisser le journaliste ou la famille de la victime dans un face à face inégal avec les autorités ». Lire la suite

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