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Le burn-out doit être intégré dans notre législation pour le reconnaître comme un problème psychologique

Publié le 04/05/2018, par dans Non classé.

– Vous avez axé votre intérêt sur le stress comme étant un facteur nuisible au bonheur au travail. Expliquez-nous cette approche.

Il faut dire la vérité : nous n’avons pas d’épidémiologie du stress au travail. Seulement des indicateurs indirects liés à l’épuisement au niveau du travail : le travail devient un facteur nuisible pour le patient et on voit des éléments dépressifs. Ces éléments en général quand on les analyse bien on remonte à cet environnement au niveau du travail qui est hostile.

Toutes les maladies psychiatriques réagissent aux facteurs de stress et c’est un facteur de précipitation de maladies psychiatriques. D’ailleurs, les psychiatres le savent maintenant que pour diminuer les rechutes de maladies psychiatriques, on est obligés de faire attention aux facteurs de stress et d’apprendre au patient comment réagir à ces facteurs.

– Y a-t-il des chiffres ou des enquêtes sur ces éléments ?

En Algérie, il n’y a pas d’évaluation. Nous avons des indicateurs indirects sur la nocivité du stresse. Celui-ci est une réaction de l’organisme. Il est évident que ce stress vient de tous les événements extérieurs, mais c’est l’individu qui doit gérer. On n’est pas tous préoccupés par les mêmes événements. Il y a les conditions de travail, le type de personnalité, la réactivité…

Cela dépend de pas mal de paramètres. C’est pour cela qu’il faut se faire plaisir, communiquer, trouver d’autres alternatives à nos pensées, il faut rire, faire des exercices de respiration.

– Peut-on actuellement parler de burn-out ?

Le burn-out n’est pas un terme reconnu, bien qu’il soit utilisé en psychiatrie et en médecine du travail. C’est quelque chose qu’on n’arrive pas à intégrer à travers des signes de causalité. Le problème est là. C’est un terme qui doit d’abord être intégré dans notre législation pour qu’on puisse le reconnaître comme un problème psychologique.

Les symptômes sont des signes d’appel, mais à un moment cela devient une maladie psychiatrique. Une dépression. Alors reste à savoir si c’est le stress qui a déclenché cette dépression ou si c’est la réactivité de la personne à ce stress. Lire la suite

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