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«L’augmentation du prix de l’eau n’est pas écartée»

Publié le 09/07/2017, par dans Non classé.

« Les créances vivantes qui existent aujourd’hui s’élèvent à 14 milliards de dinars, dont les responsables sont essentiellement les institutions étatiques et les hôpitaux», a déclaré le ministre des Ressources en eau.
S’appuyant sur le bilan comptable de l’Algérienne des eaux (ADE), Hocine Necib, ministre des Ressources en eau, a annoncé, hier lors d’un point de presse tenu en marge d’une rencontre nationale avec les cadres de son secteur au siège du ministère, un chiffre faramineux de 40 milliards de dinars de créances.

Selon M. Necib, ce montant, qui n’est « pas recouvrable», a été hérité de la période d’avant la création de l’ADE. « Les créances vivantes qui existent aujourd’hui s’élèvent à 14 milliards de dinars, dont les responsables sont essentiellement les institutions étatiques et les hôpitaux. Le taux de recouvrement aujourd’hui connaît une hausse qui atteint presque 100% dans certaines wilayas», indique le ministre.

Et de poursuivre : « Pour la tarification de l’eau, aucun changement n’est annoncé pour le moment. Mais dans le cadre de la démarche du gouvernement de revoir l’allocation des produits de base subventionnés, l’augmentation du prix de l’eau n’est pas écartée. Ce qui est sûr, elle se fera dans un cadre global et d’équité.» « L’eau est de plus en plus rare et les faibles précipitations de cet hiver ont fait que les ressources ne soient pas à la hauteur de la demande.

Cette dernière cause n’est pas la seule derrière cette raréfaction de l’eau, il y a aussi la présence de défaillances et des pannes dans le réseau AEP. Nous en avons enregistrés plusieurs dans les grands périmètres urbains comme nous avons relevé aussi une baisse de l’eau dans certains forages», a-t-il ajouté.

Il assure que les services de l’ADE et des directions de l’hydraulique des 48 wilayas œuvrent à recenser tous les points noirs et surtout les réparer dans les meilleurs délais afin d’éviter de longues périodes de perturbations. « Dans ce sens, nous recevons des rapports quotidiens et hebdomadaires et nous avons une cellule de veille qui justement veille sur la bonne alimentation en eau potable de toutes les régions du pays.

Dans les endroits où il nous a été difficile d’intervenir avec une solution définitive et surtout rapide, nous avons fait appel aux camions-citernes. Nous avons déjà mobilisé 200 camions pour le moment», explique-t-il. Et de rassurer encore une fois sur le fait que le recours à ces camions-citernes reste une solution provisoire en attendant que plusieurs projets déjà lancés dans le cadre d’un programme national soient réceptionnés. Il cite à titre d’exemple les 9 barrages qui seront réceptionné avant la fin de 2018 et qui augmenteront les capacités de stockages de 500 millions de mètres cubes.

Des transferts des eaux potables sont également prévus, tels que celui des eaux du barrage Maouane vers la ville de Sétif et la vallée de Oued Abdi dans la wilaya de Batna, les eaux du barrage Tichihaf dans la wilaya de Béjaïa vers la ville de Bordj Bou Arréridj et d’autres projets structurés dans différentes wilayas de l’est, de l’ouest et du centre du pays qui profiteront à plus de 7 millions habitants.
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