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L’assemblée générale reportée : Calme précaire à la SNVI

Publié le 07/12/2015, par dans Non classé.

L’assemblée générale qui devait avoir lieu, hier, entre les employés de l’entreprise et le président-directeur général, Salah Malek, a été reportée à une date ultérieure.
Cet ajournement, le deuxième après les émeutes de la semaine passée, a été décidé « suite à la convocation du PDG à une réunion au ministère de l’Industrie et des Mines pour discuter de la situation préoccupante que traverse l’entreprise».

Certains travailleurs, notamment ceux exerçant à la division véhicule industriel, y voient « une manœuvre de la part des dirigeants pour montrer leur volonté à dépasser la crise et développer la SNVI». « Depuis sa nomination à la tête de l’entreprise en février dernier, l’actuel PDG n’a pas fait grand-chose pour relancer la production, qui stagne depuis 18 mois à cause du blocage de notre marchandise au niveau des Douanes.

Aujourd’hui, il y a des cercles qui font tout pour le maintenir à la tête du groupe», accuse un ingénieur de la filiale véhicule industriel. Selon lui, le retard mis pour relancer l’activité est dû aussi à l’absence de budget de fonctionnement. « Nous n’avons pas de quoi acheter la pièce ou payer les salaires. Si la situation continue ainsi, on pourrait perdre nos clients et des milliers d’emplois», a-t-il averti, en précisant que la SNVI a une commande de deux ans qui n’est pas encore satisfaite.

La crise que traverse le groupe soulève moult interrogations quant au sort de l’argent dégagé par l’Etat en vue de sa modernisation. En novembre dernier, le PDG avait affirmé que la SNVI avait bénéficié de 110 milliards pour sa modernisation, dont 92 milliards lui ont été accordés en février dernier après une visite de Abdessalem Bouchouareb à l’usine.

Or, la plupart des travailleurs se montrent sceptiques quant à l’aboutissement des plans d’investissement et des objectifs tracés à court et moyen termes, estimant que « la priorité est de changer les méthodes de gestion et les cadres qui ont montré leur limite par le passé».

« On ne peut pas réussir avec ceux qui ont produit l’échec», argue Slimane, un ouvrier de la filiale carrosserie. Ce dernier parle « d’un plan ourdi par des cercles occultes pour privatiser l’entreprise». Il en veut comme preuve le blocage de la marchandise importée par l’entreprise durant 18 mois au niveau du port d’Alger.

« Le Premier ministre a donné instruction de résoudre ce problème en novembre 2014, mais on attend jusqu’au mois de juin dernier pour le faire», déplore-t-il, en précisant que des tonnes de pièces ne sont pas encore dédouanées à cause de l’incapacité de l’entreprise à s’acquitter de certaines taxes.

Un autre employé soutient qu’il est anormal que le plus gros des composants des bus et des camions produits par l’ex-Sonacome soit importé. « Les ateliers sont dans un état catastrophique et 50% des équipements de l’entreprise ne sont pas fonctionnels. Il y a 50 ans, on ne faisait que du montage. On s’est lancés dans des partenariats avec les Allemands, les Français et les Emiratis, mais si l’on n’importe pas, on ne peut rien fabriquer», se désole-t-il. Lire la suite

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