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L’appel du Premier ministre aux terroristes

Publié le 26/09/2017, par dans Non classé.

Ahmed Ouyahia a profité de la tribune du Sénat pour lancer un appel aux terroristes toujours en activité pour qu’ils déposent les armes afin de bénéficier des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.
Le Premier ministre Ahmed Ouyahia s’est positionné, hier, en tant que rassembleur. En présentant, dans la matinée, le plan d’action du gouvernement devant les membres du Sénat, le chef de l’Exécutif n’a pas été « agressif» à l’encontre de l’opposition, comme ce fut le cas à l’Assemblée, bien au contraire.

Ouyahia a insisté sur la nécessité d’unir les rangs lorsqu’il s’agit de faire face aux défis vitaux pour la nation et pour l’Etat et sur l’importance de la souveraineté dans la prise de décision quand il s’agit d’affronter les défis engageant le devenir de l’Algérie. En somme, Ouyahia, intérêt du pays oblige, invite toutes les parties à se serrer les coudes pour faire face aux dangers qui guettent la nation. « Nous devons aller tous ensemble pour semer de plus en plus le message de l’espoir et de la quiétude chez les gens.

Ceux qui prévoient l’effondrement du monde sur nos têtes sont actifs sur le terrain», a soutenu Ouyahia. La présentation de la feuille de route du gouvernement intervient, dit-il, dans un contexte régional explosif. « Les crises au Mali et en Libye favorisent la propagation du terrorisme et du crime transfrontalier. Ce dernier nourrit à son tour le terrorisme. Dans ce contexte, l’Algérie a su préserver son unité, sa stabilité et sa sécurité», note le chef de l’Exécutif qui rend un vibrant hommage aux efforts de l’armée et aux autres forces de sécurité.

Ahmed Ouyahia a profité de la tribune du Sénat pour lancer un appel aux terroristes toujours en activité pour qu’ils déposent les armes afin de bénéficier des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. « J’ai une lettre pour nos enfants égarés et induits en erreur, qui est un appel pour s’éloigner du crime terroriste, pour revenir parmi le peuple, dans leurs familles.» Toutefois, l’Etat, dira-t-il, sera intransigeant et implacable avec ceux qui refuseraient la main tendue. Ces derniers, a-t-il averti, seront soit éliminés, soit jugés et condamnés sévèrement par la force de la loi.

Un test pour les partis

« J’espère que mon appel sera entendu et que ces éléments terroristes reviennent à la raison et rejoindront les milliers de repentis qui étaient, par le passé, dans les groupes terroristes», tranche Ouyahia. Le Premier ministre a lancé cet appel après avoir vanté le bilan de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui a été adoptée par référendum le 29 septembre 2005. « Aujourd’hui, il n’y a plus de polémique sur la réussite de la réconciliation nationale.

Une démarche qui suscite l’intérêt de plusieurs pays et organisations internationales qui veulent s’en inspirer», se réjouit-il. Par ailleurs, Ouyahia s’est également attardé sur la question des élections locales prévues pour le 23 novembre prochain. En se basant sur une analyse sociologique, le Premier ministre prévoit un taux de participation plus élevé que celui des législatives. Il a, comme par le passé, rassuré quant à la transparence de ces élections et la mobilisation de tous les moyens pour sa réussite.

Ouyahia a, cependant, critiqué certaines voix qui avaient imputé au gouvernement la responsabilité du boycott par les citoyens lors des dernières élections législatives en leur renvoyant la balle. Les locales sont, de son avis, un test pour les partis et les candidats indépendants pour s’affirmer en essayant de convaincre à travers leurs programmes les citoyens, qui ont « l’embarras du choix», dans une scène politique diversifiée et composée de tous les courants politiques, notamment les islamistes, les partis de gauche et les nationalistes.

Le chef de l’Exécutif estime que l’administration et la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) ne sont pas les seules responsables pour garantir la transparence du scrutin, les premiers garants n’étant autre que les candidats eux-mêmes. Lire la suite

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