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Lancement de la fondation Abdelhafidh Yaha

Publié le 24/01/2017, par dans Non classé.

La famille de Abdelhafidh Yaha a décidé de lancer une fondation en hommage au moudjahid et militant disparu il y a une année. L’institution permettra de perpétuer la mémoire de l’ancien commandant de l’ALN et membre fondateur du FFS, décédé à l’âge de 83 ans.
« La fondation devrait apporter une valeur ajoutée. Ce sera une fondation citoyenne. Elle sera comme le défunt, qui était humble, qui vivait la réalité de son peuple», nous a confié Bachir Yaha, fils du défunt. Aucune échéance n’est tracée pour le lancement de la fondation éponyme. « Nous nous donnons le temps nécessaire. Nous sommes en période de consultation et de concertation.

Nous voulons lancer quelque chose de solide et de crédible pour perpétuer les valeurs auxquelles a cru toute sa vie mon père», insiste le fils aîné de Si L’hafidh, comme l’appelaient ses compagnons et les militants qui l’ont connu dans les maquis de la Wilaya 3. La famille Yaha s’étonne que rien n’ait été décidé par les autorités pour honorer la mémoire du grand moudjahid une année après sa disparition. « A son décès à Paris, il y a certes eu une délégation composée du ministre des Moudjahidine et de l’ambassadeur qui ont remis un message à la famille.

La présence de membres du gouvernement à l’aéroport était aussi une reconnaissance officielle de l’engagement militant de Si L’hafidh. Mais à ce jour, aucun édifice ne porte son nom. On parle de la mise en place d’une commission, mais le parcours de mon père est connu pour pouvoir s’en passer», estime le fils Yaha. Les intempéries qui affectent la région natale du défunt, Iferhounène (Tizi Ouzou), ont rendu impossible l’organisation d’un colloque sur le défunt. « Les intempéries ont empêché l’organisation d’activités en son hommage une année après sa disparition. Notre village, Ath Atsou, est enclavé. Il est même difficile d’accéder à sa tombe.

Le colloque prévu sera organisé à une date ultérieure», précise Bachir Yaha. La famille Yaha compte rééditer le premier tome de ses mémoires Ma Guerre d’Algérie, au cœur des maquis de la Kabylie (1954- 1962), initialement édités par INAS. « Le livre a été très mal distribué. Il sera réédité par les éditions Koukou, formidable par sa qualité et sa distribution.

L’éditeur Arezki Aït Larbi s’implique avec abnégation dans ce travail. Il faut savoir que Si L’hafidh faisait partie de sa vie d’enfant, puisqu’il était à l’école des orphelins fils de chahid ouverte à Boukhalfa», signale notre interlocuteur, précisant que les deux tomes des mémoires recueillis par le journaliste Hamid Arab, seront traduits en arabe et en tamazight. Natif du village Ath Atsou, dans la région d’Iferhounène, à Tizi Ouzou, Abdelhafidh Yaha avait milité au sein du PPA avant de rejoindre les maquis de l’ALN. Il s’était exilé après l’insurrection du FFS avant de rentrer en Algérie à la faveur de l’ouverture pluraliste, en 1989. Lire la suite

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