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L’amendement dans l’impasse

Publié le 03/11/2016, par dans Non classé.

Le groupe de travail chargé de l’amendement du décret de fonctionnement de la commission nationale de gestion des œuvres sociales des travailleurs de l’éducation s’est réuni hier à Alger.
« C’est une réunion ordinaire des membres de la commission mixte, ministère de l’Education nationale, syndicats du secteur, pour trouver des mécanismes afin de remédier aux préoccupations exprimées par les représentants des travailleurs concernant la destination de l’argent des travailleurs», expliquent des membres de cette commission.

Le ministère de l’Education, après les blocages de cette instance dénoncés par les membres de la commission, a opté, il y a une année, pour l’amendement de certains mécanismes de fonctionnement visant à débloquer cet outil de gestion des œuvres sociales, en permettant à tous les représentants des travailleurs de s’exprimer. « Les propositions tournent autour de l’attribution de plus de prérogatives aux commissions locales afin d’éviter les situations de blocage», explique M. Belgacem, vice-président de la Commission nationale de gestion des œuvres sociales.
Les syndicats ayant pris part à cette rencontre sont « sceptiques» quant à l’issue de ce projet d’amendement, avec lequel la tutelle compte régler les situations de blocage.

« C’est le système centralisé lui-même qui est décrié et même avec l’attribution de plus de prérogatives aux commissions locales, des situations de blocages seront toujours d’actualité», estime M. Meriane, coordonnateur national du Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Snapest), qui compte des représentant de cette formation au niveau des commissions locales de wilayas.

Il faut rappeler que depuis fin 2011, les œuvres sociales ont rompu avec le système de gestion par l’UGTA. Les élections tenues fin 2011 ont consacré le modèle de gestion par commission nationale centralisée avec des représentations locales. Cet outil de gestion est issu d’élections régulières tous les trois ans. Les membres sont issus des différentes formations syndicales du secteur.

La commission nationale qui est à son deuxième mandat trouve toujours des difficultés pour la répartition équitable du budget de 950 milliards de dinars alloués aux œuvres sociales de l’éducation. « Les difficultés ne sont pas à imputer aux membres qui sont élus régulièrement, mais au système budgétivore qui grignote 40% du montant alloué», explique M. Meriane. Les dysfonctionnements de la commission induisent « la pénalisation de plusieurs wilayas de certains avantages accordés dans le cadre des œuvres sociales tels que la prime de départ à la retraite de 250 000 DA.

Les lois qui régissent cette commission font naître des disparités entre wilayas, et c’est à ce niveau que l’amendement du décret doit intervenir», explique le syndicaliste. Il reproche également à la commission nationale d’attribuer des voyages et des omras au détriment des actions de solidarité au profit des travailleurs du secteur. Les représentants des travailleurs regrettent aussi que le passif de la gestion sous la commission de l’UGTA soit ignoré, contrairement aux décisions de la tutelle. Lire la suite

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