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L’allocation voyage sera revue à la hausse

Publié le 24/03/2016, par dans Non classé.

La Banque d’Algérie travaille actuellement à l’examen des modalités pour l’augmentation des plafonds fixés pour l’allocation voyage de tourisme, études ou soins à l’étranger.
« Les plafonds fixés pour le droit de change pour le voyage à l’étranger sont faibles actuellement, il y aura des mesures qui vont les augmenter pour avantager les ménages sans pour autant permettre que ces hausses portent préjudice à la balance des paiements du pays», a affirmé hier, selon l’APS, le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) devant l’APN, lors d’une séance plénière présidée par Larbi Ould Khelifa, président de l’Assemblée, et consacrée aux réponses aux questions des députés sur le rapport de conjoncture économique.

Le gouverneur, selon la même source, n’a cependant pas avancé plus de détails sur les seuils des augmentations envisagées ni sur les délais d’entrée en vigueur de cette mesure. L’instruction 08-97 de 1997 relative au droit de change pour voyage à l’étranger fixe le montant annuel du droit de change pour les dépenses liées à des voyages à l’étranger à la contre-valeur en devises de 15 000 DA, un seuil qui n’a pas changé depuis près de 20 ans.

Ce montant est de moitié pour les enfants de moins de 15 ans portés sur le passeport de l’un des parents ou disposant de leur propre passeport. L’augmentation de l’allocation touristique a été réclamée par beaucoup de députés intervenant lors des débats.
Afin d’assécher les ressources en devises de l’informel, les autorités entendent s’appuyer sur la multiplication des bureaux de change en Algérie.

Dans ce sens, le gouverneur de la BA a annoncé la refonte du cadre réglementaire régissant l’activité du bureau de change. C’est ainsi qu’il a annoncé la finalisation d’un règlement modifiant et complétant celui de 1997 portant sur le change manuel et qui doit définir les opérateurs pouvant exercer l’activité de bureau de change et élargir « de manière explicite les activités de change manuel», par ces bureaux. Il faut savoir que les bureaux de change ne sont pas autorisés dans le cadre de la réglementation actuelle à céder des devises contre des dinars. Les propos du gouverneur pourraient laisser croire à une levée de cette interdiction.

C’est dans le même sillage que M. Laksaci a annoncé la préparation d’une instruction devant augmenter la commission des bureaux de change fixée actuellement à 1%. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que le gouverneur de la BA évoque la question et il avait même parlé d’une commission de 5% au profit des bureaux de change.

Celui-ci a également réitéré ce qu’il avait indiqué à plusieurs reprises, dans la mesure où la BA a agréé 46 bureaux de change, dont 6 seulement sont en activité. D’où le débat sur l’offre en devises, nécessaire au fonctionnement de ces bureaux.

A ce propos, M. Laksaci met en cause un flux insuffisant de l’offre de la part de non-résidents, de touristes notamment, mais aussi l’impact du marché informel. A ce sujet, le gouverneur fera un aveu : l’assèchement des ressources de l’informel dépend « des comportements de chacun pour ne pas dire de nos comportements», invitant à demi-mot les parlementaires à lutter contre l’informel au quotidien, au lieu de se contenter de le fustiger.
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