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L’Algérienne des eaux dans l’impasse

Publié le 07/02/2016, par dans Non classé.

L’Algérienne des eaux (ADE) fait face à une crise financière aiguë qui pourrait la conduire à la faillite. Cette vérité dévoilée jeudi par Zidane Merah, directeur général de cette entreprise publique, en marge d’une rencontre avec les responsables syndicaux, a été argumentée par le taux important de déperdition de l’eau ainsi que le poids des créances.
Ces dernières s’élèvent, d’après les derniers chiffres communiqués par l’ADE, à plus de 35 milliards de dinars. Un chiffre effarant qui ne cesse d’augmenter avec la croissance des factures impayées. Pour M. Merah, les prochains jours s’annoncent très difficiles pour l’ADE, déficitaire depuis plusieurs années déjà : « Avec les paramètres actuels, l’entreprise perd 30 DA par mètre cube d’eau distribué. Des pertes qui pèseront encore plus lourd suites à la hausse de 20% du prix de l’énergie et de 40% du gasoil.»

M. Merah s’est voulu encore plus alarmiste en s’attardant sur la perte d’eau, dont le taux s’élève à 52% des ressources hydriques. Un taux réparti entre deux facteurs essentiels, à savoir le gaspillage et les branchements illicites. Inquiet de cette situation très délicate, le directeur général de l’ADE avait récemment dénoncé le prix symbolique du mètre cube d’eau par rapport à son coût réel de production. Le prix du mètre cube oscille entre 60 et 80 DA mais n’est vendu au consommateur qu’à 18 DA. Dans ce sens, le directeur général de l’ADE avait récemment appelé à une augmentation du prix de l’eau pour assurer au secteur une meilleure rentabilité, mais surtout responsabiliser le citoyen et le forcer à rationaliser sa consommation. Une proposition qui n’a pas tardé à être rejetée par le ministre de tutelle, qui a rassuré l’opinion publique quant à la stabilité des prix.

Parce qu’un malheur n’arrive jamais seul, la situation financière très critique de l’ADE a été accompagnée d’un vent de colère des employés qui ont réclamé, à travers des sit-in, des augmentations de salaire et autres avantages permettant un meilleur cadre de travail.
Dans cette rencontre avec les responsables syndicaux, le directeur général de l’ADE, qui compte aussi sur l’effort collectif et l’appui de l’Etat, a procédé à la mise en place de nouvelles mesures.

En tête, l’instauration d’un nouveau système de salaires au profit de 68% des employés en application des accords communs signés au début de l’année en cours. Ce système, qui prend effet ce mois-ci, s’applique avec un effet rétroactif à partir du 1er janvier 2016. S’y ajoutent d’autres mesures, à savoir une décentralisation des différentes unités de l’ADE, la révision des missions des zones, le recours à une évaluation des indépendantes, l’institution du prix du meilleur manager et surtout la signature de contrats de performance avec les directeurs d’unité.

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