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L’Algérie, l’Iran et le Liban animent à Alger la scène du 13e FestivAlgérie

Publié le 21/12/2018, par dans Non classé.
L'Algérie, l'Iran et le Liban animent à Alger la scène du 13e FestivAlgérie

ALGER, 21 déc 2018 (APS)- Les Ensembles, « El Djazira » de musique andalouse, »Tarab d’Iran » et « Levenon » du Liban ont enchanté, jeudi soir à Alger, le public du 13e FestivAlgérie, qui a pu apprécier, dans des atmosphères solennelles, un florilège de pièces des trois terroirs culturels.

Le nombreux public de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, qui accueille depuis mardi le 13e Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes (FestivAlgérie), a d’abord apprécié l’Ensemble de l’Association « El Djazira » de Kouba et ses 31 instrumentistes, dont une dizaine de femmes, sous la direction de Nesma Mohammedi à la kouitra.

Au programme de l’association, « Nouba Maya », rendue, dans ses différentes déclinaisons rythmiques et mélodiques, par l’ensemble des instrumentistes, conduits par les voix présentes et étoffées de, Imène Aïtouche, Hichem Zeroual, Yasmine El Askouri, Abdelghani Bouache, Nesma Mohammedi, Ahlem Babouche, Hiba Zahri et Chanez Haminoumna Kouassi.

Dans la rigueur académique des grandes Ecoles, l’ensemble a rendu les pièces, « Nehwa ghoziel » (Inqilab Moual), « Idha neftakar el ahd el kadim »(M’seddar), « Touiyari mesrar » (B’taïhi), « Istikhbar Moual », « Achiq Rakia »(Derdj), « Ya nadim ellaylou wella »(N’çraf1), « Tab Essoubouh »(N’çraf 2), « Kam wa kam » (Khlass), « Kadiriya Moual » et « Chems el aâchiya ».

Dans des accoutrements traditionnels du vieil Alger, l’ensemble des instrumentistes, sous le regard bienveillant de Nesma Mohammedi, a brillé de maîtrise et de virtuosité, à l’instar de Mohamed Bachir Mazouni, interprétant « Istikhbar Moual » avec son « Oud » (luth) « mythique », a-t-on estimé unanimement au sein de l’association.

Dirigé par Hassan Tabar au Sentour (sorte de qanun, frappé avec deux baguettes), l' »Ensemble Tarab d’Iran », était également représenté par la cantatrice Sara Hamidi, Arman Sigarchi au Oud et Ershad Tahrani au Zarb et au daf (percussions apparentées au bendir et au tar).

La troupe folklorique iranienne a présenté un programme en deux parties, d’abord « improvisations » dans le mode « Mahour » (équivalent au mode majeur), puis une partie plus maîtrisée qui a concerné une « Ouverture » en hommage à tous les compositeurs iraniens du XIXe siècle, à l’exemple du grand Zarin Panjeh, dont les œuvres ont été rendues dans la cadence « Bahar ».

« Très heureux de revenir à Alger et jouer pour un public qui me reconnait », a déclaré Hassan Tabar, présent au FestivAlgérie pour la 9e fois.

« Levenon », ancienne appellation du Liban en Araméen (groupe de langues afro-asiatiques), est le nom de la formation libanaise représentée par Elie Nehme à la contre basse, Mustapha Nmer à la clarinette, Tarek Charbel au bouzouk (sorte de mandoline à la caisse arrondie et au manche long et fin) et Souhaïl Elias au Riq (tar).

Pour sa première prestation en Algérie, l’ensemble libanais a choisi de présenter un florilège de musiques orientales de « l’Archive libanaise », adéquat au « thème du festival » ont précisé Souhaïl Elias et Elie Nehme.

Des pièces de grandes figures de la chanson libanaise, à l’instar de la Diva Faïrouz, Sabah, Salwa El Katrib, Zaki Nassif, Ziad Rahbani et Wadie Essafi, ainsi que l’Egyptien Ibrahim El Aryane et l’Algérienne, Warda, ont été interprétées, au plaisir d’un public qui a savouré tous les instants de la soirée, ceux de la partie libanaise notamment.

Parmi les grands succès qui ont marqué leurs temps et que le public a repris en choeurs avec les artistes, « Chou hal ayyam » de Ziad Rahbani, « Samaï Bayet » de Ibrahim El aryane, « Rajâïn ya hawa » et « Kaddach kane fih ness » de Faïrouz, ainsi que « Bat’Wenness Bik » de la regrettée Warda El Djazaïria Près de deux heures et demie de temps, ont permis aux spectateurs de découvrir et de constater le rapprochement entre les instruments anciens des trois formations, les variations modales contenues dans différents styles de musique et les coupes et ornements des accoutrements traditionnels, ce qui dénote, ont-ils relevé, de l’existence d’une « fusion et d’une interaction entre les cultures à travers les siècles ».

Le 13e FestivAlgérie se poursuit à Alger jusqu’au 25 décembre, avec au programme de la soirée de vendredi, le « Duo Merline » de Suède et « Agora », un autre duo, algéro-grecque, celui là, animé par Lamia Ait Amara et Elena Vusileiadi.

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