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«L’Algérie doit mettre à profit son capital sympathie en Afrique»

Publié le 06/12/2016, par dans Non classé.

A l’occasion du Forum d’investissement et d’affaires qui s’est tenu à Alger, Hammadi Athmane, délégué du FCE à Béchar, fait part des répercussions espérées de ce rendez-vous sur les régions du sud du pays.
– Qu’attend exactement l’Algérie de cette rencontre de haut niveau avec les pays africains ?

D’abord, il faut situer les choses dans leur contexte historique. L’Algérie a investi et réalisé, à travers les différents plans quinquennaux, de grandes infrastructures de base — chemins de fer, barrages, aéroports, route intermaghrébine, gaz naturel, ports, comme celui de Cherchell, route Transsaharienne Alger-Lagos etc.

En plus, il faut le souligner, l’Algérie a réalisé dans le domaine de la communication sa quote-part de projets relatifs à la fibre optique pour atteindre l’objectif fixé par le Nepad, à savoir le projet de gazoduc. Que l’on soit clair : le développement de l’Afrique est conditionné par celui de l’Algérie. Toutes ces infrastructures citées, si elles étaient exploitées judicieusement, permettraient un véritable décollage économique de notre pays et, par ricochet, celui du continent africain.

– Au plan interne, comment l’organisation patronale perçoit-t-elle les retombées économiques dans les régions du Sud qui souffrent du chômage ?

Avant de parler des retombées économiques, vous devez savoir que nous avons proposé au Premier ministre la création de deux zones industrielles d’envergure nationale, l’une implantée dans la wilaya de Béchar et l’autre dans la wilaya de Ouargla, deux agglomérations qui pourraient constituer, de par leur position géographique, des lieux de transit vers l’Afrique.

Cela dit, le FCE salue les amendements apportés à la loi sur l’investissement qui convergent vers le même but, à savoir l’encouragement et le renforcement du tissu industriel afin de favoriser la relance du secteur-clé des petites et moyennes entreprises (deux millions à créer) qui connaît un lourd déficit en matière de création d’emplois.

– Mais cela suppose une organisation efficiente pour la réussite de l’investissement, que ce soit en Algérie ou avec nos relations africaines…

Tout cela reste lié bien entendu à l’élimination des facteurs entravant l’investissement, comme la bureaucratie décriée par l’investisseur, et une bonne gestion des structures devant supporter et canaliser les entreprises qui exportent. Le secteur bancaire doit être souple, fiable et efficace.
Enfin, l’Algérie est consciente de ses insuffisances et qu’aujourd’hui c’est l’économie qui régit les rapports entre Etats.

Avec l’Afrique, nous devons toujours veiller à ce que le capital sympathie dont jouit notre pays auprès des peuples africains, en raison de ses multiples apports à ces peuples dans le passé, soit capitalisé pour amorcer rapidement un tournant décisif vers les investissements en Afrique. Elle en a les potentialités, les compétences requises et certainement la volonté.

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