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L’Algérie à la traîne

Publié le 23/08/2016, par dans Non classé.

L’Algérie a été classée à la 113e place en matière d’innovation, selon la neuvième édition de l’indice mondial de l’innovation (GII) publié par l’université Cornell, l’Institut européen d’administration des affaires (Insead) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).
Au niveau du Maghreb, notre pays clôt la marche après le Maroc (72e place) et la Tunisie (77e place).

Le rapport de cette année met en évidence le fait que même si l’on tient compte du recul relatif du commerce international et des flux d’investissement, stratégiquement parlant, on ne peut ignorer que de plus en plus de pays émergents sont en train de s’imposer dans le domaine de l’innovation et qu’une part croissante des avantages que procure l’innovation résulte des efforts de coopération transfrontière. Il est fait aussi mention que le numérique est devenu le principal moteur de l’élaboration de stratégies et de l’innovation dans pratiquement tous les secteurs d’activité.

Et ce n’est que le début. Sur les cinq pays de la région Afrique du Nord et Asie occidentale les mieux classés, deux sont membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : les Emirats arabes unis (41e) et le royaume d’Arabie Saoudite (49e). Beaucoup de pays membres du CCG sont en train de diversifier leur économie après plusieurs décennies de dépendance au pétrole, en se tournant vers des sources de croissance diverses, fondées sur l’innovation, pour combler certaines lacunes dans des domaines tels que les institutions et le perfectionnement des marchés et des entreprises. Les points forts de la région sont l’accès aux TIC et la création de modèles commerciaux fondés sur les TIC, ainsi que le gouvernement en ligne et la croissance de la productivité. Ses points faibles sont les exportations de technologies de pointe, les brevets et la qualité des publications.

L’environnement de l’innovation en Algérie ne pousse pas les entreprises à investir dans la connaissance. Certaines perçoivent leur environnement scientifique et technologique comme stable, c’est-à-dire où le progrès technique est lent et ne représente aucun danger pour eux. Alors que pour d’autres, elles le perçoivent comme instable et sujet à d’importants changements sans avertissement préalable. La plupart du temps, les efforts se concentrent sur la veille commerciale et concurrentielle.

Certaines entreprises ont franchi le pas, comme Cevital, dont le département recherche et développement (R&D) est chargé d’une mission stratégique pour l’entreprise industrielle : « Le développement, l’amélioration des produits existants, les nouvelles innovations, l’examen des données de marché ainsi que l’organisation de la veille pour déceler les tendances actuelles et futures.»

Spécialisée dans l’électronique, Condor, filiale du groupe Benhamadi basée à Bordj Bou Arréridj, s’est dotée il y a quelques années d’un centre d’appui à la technologie et à l’innovation (CATI), le premier à être installé au sein d’un groupe industriel algérien. Lire la suite

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