formats

L’Airbus A330 «Arezki» dans le ciel d’Alger

Publié le 10/06/2018, par dans Non classé.

Aigle Azur transporte 2 millions de passagers, dont in million vers la destination Algérie. Une destination qu’elle contribue d’ailleurs
à faire connaître en organisant des éduc-tours.
Un hommage des plus élogieux a été rendu à l’ancien PDG de la compagnie française Aigle Azur, Arezki Idjerouidène, par son successeur Frantz Yvelin. Le premier gros porteur de la compagnie, un Airbus A330, a été baptisé « Arezki» à la mémoire de celui qui avait fait renaître le sigle Aigle Azur et l’a hissé au rang de compagnie étrangère la plus connectée avec l’Algérie en desservant différentes villes. Ils étaient 280 passagers, hier, à prendre part au baptême du vol du gros porteur Arezki de Paris à Alger.

Un signal fort à l’ouverture de la saison estivale qui s’attend, comme chaque année, à un rush de passagers pour le grand bonheur des transporteurs. « Sans Arezki, Aigle Azur ne serait plus là… Il a rêvé de compter dans la flotte un A330, mais il n’a jamais pu le faire et c’est un geste pour lui que de baptiser cet appareil de son nom. Je peux vous dire que ça a beaucoup ému sa famille», indique Frantz Yvelin, à la tête de la compagnie depuis le 10 août 2017.

De l’ambition, le nouveau PDG en a beaucoup pour sa compagnie qu’il veut agrandir, et enrichir ses parts de marché dans le transport international, d’où l’acquisition de deux gros porteurs A330-200 d’une masse maximale au décollage supérieure à 230 tonnes chacun. Une nécessité pour s’ouvrir à de nouvelles destinations et profiter du marché du long courrier.

Destinés à desservir des destinations lointaines comme Pékin et São Polo, les gros porteurs de la compagnie serviront dans un premier temps à combler les attentes actuelles dans les courts et moyens courriers, notamment à destination du Portugal, de l’Algérie et du Mali.

Dans trois semaines, Pékin recevra Aigle Azur. Dotés de 18 sièges transformables en lits horizontaux en classe « affaires» et 262 sièges en classe économique, dont 44 disposant de plus d’espace, le gros porteur Arezki et son jumeau Sylvain (du nom de Sylvain Floirat, premier fondateur d’Aigle Azur) promettent des vols plus confortables aux passagers, qui bientôt pourront voyager à bord d’Aigle Azur en partant de l’Algérie (des villes desservies par la compagnie privée française) vers Pékin ou São Polo avec escale à Paris.

La TVA pénalise les passagers

Un changement notable s’opère ainsi dans l’aventure aérienne d’Aigle Azur, qui semble voir plus grand et plus loin. Mais pas que. Aigle Azur espère voir toutes les conditions réunies afin de desservir aussi le sud de l’Algérie. « On souhaite vraiment que les conditions sécuritaires et commerciales soient réunies ainsi que les infrastructures pour lancer des départs pour le Sud algérien.

Nous avons été très sensibles à ce que nous avons vu dans cette région de l’Algérie et pensons qu’il y a du potentiel, mais si on doit aller dans le Sud, ça doit être rentable pour nous…», a précisé, depuis Paris, Frantz Yvelin, lors d’un point de presse annonçant le premier vol de l’A330 vers Alger. Il y a par contre un potentiel important de l’Algérie vers la Chine.

Ce qui n’a pas échappé à la compagnie bleue qui entend prendre sa part de ce marché détenu par d’autres compagnies. « Il y a un énorme potentiel vers la Chine, si les voyageurs partent déjà sur d’autres compagnies, il n’y a pas de raison qu’ils ne partent pas avec Aigle Azur», estime Frantz Yvelin, en notant que quand on est transporteur, on ne peut pas se contenter d’un seul marché.

Sur le marché algérien, Aigle Azur est deuxième après Air Algérie, et l’Algérie représente 50% de ses activités et près de la moitié de son chiffre d’affaires, soit 70 millions sur 140 millions d’euros. En évoquant son chiffre d’affaires, le PDG d’Aigle Azur n’a pas manqué de revenir sur le problème du rapatriement de ses bénéfices en France.

« On est très riches de l’autre côté de la Méditerranée», ironise-t-il, non sans cacher son espoir de voir les dividendes de la compagnie passer la frontière et arriver à la maison mère, en France. « Il est vrai qu’il y a eu une amélioration, mais nous avons encore des difficultés à remonter nos liquidités», regrette-t-il, en notant sur un air satisfait avoir en face des officiels qui sont de plus en plus à l’écoute.

« Il s’agit de plusieurs millions d’euros dont nous avons pu rapatrier une partie significative en janvier 2018, mais il reste encore une bonne partie à récupérer», souligne le PDG, en relevant que ce n’est pas facile. « Nos équipes en Algérie y travaillent en prenant en compte tous les éléments et en répondant aux exigences de la Banque d’Algérie…

Ce qu’il faut tout de même souligner, c’est que nous sommes une entreprise de transport aérien, nous offrons des prestations, dont nous ne percevons le retour financier qu’après un certain temps avec les pertes occasionnées par la dépréciation de la valeur du dinar», indique le responsable de la compagnie en espérant un rapide règlement de ce dossier. « Depuis, d’autres dossiers ont été ouverts sur lesquels nous avons réalisé des audits avec des cabinets de premier plan, comme KPMG et d’autres. C’est aujourd’hui à l’étude au niveau de la Banque d’Algérie», dit-il.

Autre problème exposé par le PDG d’Aigle Azur : l’indexation de la TVA à 19% sur d’autres taxes déjà existantes. « Si vous me demandez ce que je pense de la récente invention qui consiste à ajouter de la TVA sur la taxe, je dirais deux choses. D’une part, chaque Etat est libre d’instaurer la fiscalité qu’il souhaite, et moi, transporteur, je respecte la réglementation et je l’applique.

D’autre part, et ça reste mon avis personnel, c’est en fait rajouter un poids pour les passagers algériens, car cela se répercute fatalement sur les prix. Ce n’est pas un cadeau pour le consommateur final.» Aigle Azur transporte 2 millions de passagers, dont un million vers la destination Algérie. Une destination qu’elle contribue d’ailleurs à faire connaître en organisant, depuis peu, des éduc-tours. Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé L’Airbus A330 «Arezki» dans le ciel d’Alger
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair