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«La société a le devoir d’aider les plus démunis»

Publié le 09/11/2017, par dans Non classé.

Votre association a mené d’arrache-pied des opérations de réfection de votre centre ouvert à Larbaâ Nath Irathen (Tizi Ouzou) pour l’insertion des jeunes inadaptés mentaux de la région. Pouvez-vous nous parler de ce formidable « challenge», comme vous le qualifiez, et de ceux qui y ont contribué ?

Il faut savoir qu’on nous a octroyé un site datant de l’ère coloniale, donc vétuste et délabré. Depuis que nous occupons les lieux « ex-UDS» située dans l’ex-CEM filles, nous nous attelons chaque année à effectuer des travaux de réfection mais aussi des réalisations comme la cantine que nous avons inaugurée le mois de mars dernier et cet été. Pour revenir à votre question, nous avons fait des travaux de réfection mais aussi réalisé un bureau pour la directrice du centre et un autre pour l’infirmier.

Tout ce travail est le fruit d’un engagement de nos adhérents et surtout de nos fidèles donateurs qui ont permis cette belle réalisation et qui nous aident à chaque fois à améliorer les conditions de scolarité de nos jeunes apprenants.

Votre association vient en aide aux jeunes inadaptés mentaux de toute la région. Que mettez-vous à leur disposition ?

L’idée de créer des ateliers pré- professionnels est née justement de ce que nous pouvons faire et apporter à cette catégorie, surtout que c’est la plus délaissée, puisque les plus jeunes sont généralement bien pris en charge.

Aujourd’hui, notre centre qui existe depuis mai 2015 prend en charge une vingtaine de jeunes inadaptés mentaux de plus de 18 ans et venant de toute la région avec un encadrement de 7 personnes.

La difficulté majeure est que nous ne pouvons pas répondre à toute la demande et cela me désole. Dans l’avenir, nous souhaitons que les autorités s’impliquent davantage pour mettre à notre disposition une structure plus adéquate et au moins dans l’immédiat nous libérer deux salles de classe utilisées provisoirement pour abriter une famille dans l’urgence, malheureusement cet hébergement provisoire est parti pour durer.

Vous avez signé en février 2017 une convention avec le secteur de la Formation professionnelle. Qu’en est-il au juste ?

L’année 2017 est pour nous un grand pas en avant dans le cadre de l’insertion de ces jeunes inadaptés mentaux, puisque nous avons signé une convention avec la Formation professionnelle pour valider 4 de nos ateliers, à savoir « décoration florale, repassage, tressage d’osier et tissage du macramé». Cette convention va permettre un suivi de la formation pour arriver à réaliser des formations qualifiantes qui permettront cette insertion tant souhaitée.

Quel rôle doivent jouer, selon vous, la société civile et les pouvoirs publics pour permettre une insertion rapide de cette catégorie de la population ?

Personnellement, je crois beaucoup à l’esprit de solidarité de nos ancêtres, mais c’est juste qu’il faut adapter cette solidarité légendaire aux défis de nos jours. Je suis personnellement contre cette solidarité un peu folklorique qui muselle le plus démuni et qui fait de lui un éternel assisté.

Je suis plutôt pour une solidarité effective et nous l’avons prouvé avec notre parcours et nos réalisations. La société a le devoir de déployer toutes les potentialités existantes pour répondre à ces défis, car il n’ y a pas que les jeunes inadaptés mentaux qui souffrent dans notre société, mais aussi d’autres catégories comme les personnes âgées qui ont besoin que la société se mobilise avec les autorités compétentes pour apporter des solutions à travers des associations efficaces qui auront prouvé leur efficacité sur le terrain et surtout la réussite dépendra du travail de transparence envers les hommes et femmes généreux qui, aujourd’hui, permettent de réaliser ces projets. Lire la suite

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