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«La situation est très difficile»

Publié le 30/05/2016, par dans Non classé.

« Nous ne sommes pas contre ceux qui veulent gagner de l’argent, mais il faut un peu de transparence. On n’est pas là pour combattre l’informel, car le trafic se fait ailleurs», a déclaré le Premier ministre.
La situation en Algérie est très difficile depuis la baisse des rentes pétrolière, mais notre économie résiste toujours contrairement à celle de beaucoup de pays producteurs de pétrole qui commencent à connaitre la récession», a indiqué, hier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, lors de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Devant des investisseurs locaux, M. Sellal a estimé que la valeur du travail n’existe plus en Algérie. C’est pour cela qu’il faudrait « réorienter l’économie nationale pour sortir de la crise. Nous avons un besoin net de 180 000 travailleurs dans le secteur de l’agriculture et 40 000 dans celui du bâtiment», a-t-il souligné, ajoutant que la restructuration de l’économie vers une politique de croissance est nécessaire. « C’est la seule solution pour éviter de recourir à la dette extérieure.

On doit orienter l’investissement vers l’industrie moderne et l’agriculture», a-t-il plaidé, tout en insistant sur le développement de l’économie numérique. « Personne ne pourra bloquer le développement du pays», a-t-il déclaré, précisant que « l’Algérie a de quoi tenir quatre ans en termes de réserves de change pour peu qu’on ne dépasse pas les 30 milliards d’euros d’importations». Toutefois, M. Sellal a avoué que le pays fait face à un énorme problème de liquidité en dinars.

Le Premier ministre a reconnu également que l’administration algérienne est lente dans le traitement des dossiers d’investisseurs. « Nous ne voulons plus voir des investisseurs bloqués par des tracasseries administratives», a-t-il essayé de rassurer. Et de souligner : « Nous ne sommes pas contre ceux qui veulent gagner de l’argent, mais il faut un peu de transparence. On n’est pas là pour combattre l’informel, car le trafic se fait ailleurs.»

A noter que lors de sa visite à Tizi Ouzou, M. Sellal a procédé à l’inauguration de la bibliothèque principale du chef-lieu de wilaya. « Il faut réserver une bibliothèque amazighe à l’intérieur de cet établissement. C’est fondamental. Il faut essayer aussi de faire des jumelages avec des bibliothèques étrangères afin de s’adapter aux nouvelles technologies de gestion de la documentation», a-t-il conseillé aux responsables de cet établissement.

Toujours dans la capitale du Djurdjura, il a assisté à l’ouverture officielle d’un centre anticancer privé de 120 lits. Il s’est également rendu dans la commune d’Ath Yenni, où il a mis en service le réseau d’alimentation en gaz naturel au profit de 1500 foyers, comme il s’est aussi recueilli sur la tombe de l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri, au village Taourirt Mimoune. M. Sellal était accompagné, lors de son déplacement à Tizi Ouzou, de cinq ministres : Abdesselam Bouchouareb (Industrie et des Mines), Nourredine Bedoui (Intérieur et Collectivités locales), El Hadi Ould Ali (Jeunesse et Sports), Abdelmalek Boudiaf (Santé) et Mohamed Aïssa (Affaires religieuses et Wakfs).

Il est à souligner que le Premier ministre semblait beaucoup plus intéressé par l’investissement privé dans la wilaya de Tizi Ouzou. D’ailleurs, il n’a, à aucun moment, évoqué d’autres projets de développement local, comme ceux menacés par le gel en raison de la politique d’austérité prônée par l’Etat suite à la baisse des prix du pétrole. Lire la suite

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