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La sécheresse menace…

Publié le 12/01/2016, par dans Non classé.

Menace sur la saison agricole : si le manque de pluie persiste encore quelques jours — la dead-line fixée par l’UNPA est le 15 janvier —, l’état de sécheresse sera déclaré.
L’inquiétude monte. Face à la baisse de la pluviométrie qui marque cet hiver, l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) est sur le qui-vive. Craignant une sérieuse menace pour la saison agricole, elle multiplie « les réunions de concertation». « Une rencontre avec le ministre est d’ailleurs prévue demain (aujourd’hui, ndlr)», expliquait, hier, son président, Mohamed Aloui. Et pour cause, si le manque de pluie persiste encore quelques jours — la dead-line fixée par l’UNPA est le 15 janvier —, l’état de sécheresse sera déclaré.

Dans un bilan dressé le mois dernier, l’UNPA révélait que certaines régions étaient moins exposées à la crise que d’autres, citant les régions de Tiaret, Tissemsilt, Guelma, Constantine, Sétif, Tlemcen et Saïda où sont notamment localisées des superficies céréalières équipées de moyens d’irrigation. L’inquiétude grimpe, par contre, concernant « les quatre millions d’hectares non irrigués dont dépend, pour une large partie, la survie de quelque 20 millions d’ovins».

De son côté, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, qui s’exprimait dimanche sur les ondes de la Radio nationale, s’est encore une fois montré rassurant : « Le taux de remplissage des barrages et le volume de stockage permettent de faire face à la baisse de pluviométrie.» Et d’ajouter : « Mais si le déficit en précipitation venait à perdurer, des plans d’urgence seraient adoptés.» Selon les dernières déclarations du directeur général de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Arezki Barraki, il y a deux semaines, le taux de remplissage des barrages est à plus de 66%, soit le même niveau enregistré l’année dernière à la même période, ce qui est suffisant pour sécuriser les besoins du pays en cette période de faible pluviométrie, a-t-il alors indiqué.

Les 72 barrages en exploitation ont affiché, le 26 décembre dernier, un taux de remplissage de 66,93% avec un volume de stockage de 4,7 milliards de mètres cubes, selon les chiffres communiqués lors d’une réunion des cadres de l’ANBT. De son côté, le secrétaire général du ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, El Hadj Belkateb, avait rassuré, au même moment, les agriculteurs sur les volumes alloués qui ne risquaient pas d’être réduits, sans manquer de préciser que son secteur n’était pas responsable « du manque d’eau dans les zones qui ne sont pas équipées en conduites ou en systèmes d’irrigation».

Le ministre a, pour sa part, plusieurs fois, rappelé ces dernières semaines que l’évaluation du taux de remplissage des barrages ne se faisant qu’au mois de janvier et qu’il était donc « prématuré de parler de sécheresse». En attendant les conclusions des réunions de concertation initiées par l’UNPA, une nouvelle évaluation des taux de remplissage des barrages devrait être révélée incessamment. A suivre.
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