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La question du 5e mandat dérange la Présidence

Publié le 20/11/2017, par dans Non classé.

La présidence de la République a assuré que le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, n’a accordé aucune audience à Farouk Ksentini ni lui a fait part de ses intentions présidentielles.
La présidence de la République a énergiquement répondu à Me Farouk Ksentini sur sa prétendue « rencontre» avec le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Dans un communiqué rendu public hier, la Présidence a catégoriquement démenti les propos de celui qui a été l’unique président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH) grâce au président Bouteflika.

« Un certain nombre de déclarations rapportées par la presse électronique et quotidienne, hier samedi 18 novembre et aujourd’hui dimanche 19 novembre 2017, stipulent que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, aurait accordé une audience à maître Farouk Ksentini qui aurait abordé avec lui des questions ayant trait à la situation actuelle ainsi que les perspectives futures», a relevé le communiqué de la Présidence qui a démenti non seulement la véracité de l’audience, mais aussi celle du contenu qui lui est « accolé».

La Présidence a ainsi qualifié les déclarations de Me Ksentini sur l’intention de Bouteflika de briguer un 5e mandat de « pures affabulations». Le coup ne peut être que dur pour celui qui a longtemps servi de « pare-choc» du régime en matière de droits de l’homme en Algérie. Me Farouk Ksentini est tout simplement accusé de mensonges par la première institution du pays.

Et c’est sa « réputation» d’avocat qui en prend un coup. Mais ce juriste de carrière ne peut qu’accuser le coup, au risque d’attiser la colère de la Présidence. Me Ksentini est d’ailleurs resté injoignable toute la journée d’hier, malgré nos maintes tentatives de lui arracher une réaction. Ce démenti aussi bien que les propos de Ksentini suscitent de nombreuses interrogations et des questionnements en cette fin de campagne pour les élections locales.

Pourquoi la Présidence – peu encline à réagir à ce qui se dit et s’écrit sur Bouteflika – a vite apporté un démenti aux « affirmations» d’un homme connu pour être proche du cercle présidentiel ? Qu’est-ce qui dérange dans les déclarations de Ksentini ? L’audience avec Bouteflika ou son intention déclarée de briguer un 5e mandat ? Comment Farouk Ksentini, homme de loi, peut-il inventer une rencontre avec le président Bouteflika ? Y a-t-il des calculs politiciens derrière ces déclarations ?

Ce démenti intervient au moment où la question du 5e mandat est posée avec acuité. Depuis le début de la campagne électorale, des voix, soutenant le chef de l’Etat, appellent à un 5e mandat, alors que d’autres voix, notamment de l’opposition, préviennent contre ce qu’ils qualifient de « choix du pire». Cette mise au point de la Présidence intervient aussi dans un contexte régional marqué par le renversement du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, après avoir déclaré sa volonté de briguer un nouveau mandat, lui qui était à la tête de son pays depuis 1987.
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