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La question de la semaine : Pourquoi personne ne veut des prédicateurs à Béjaïa ?

Publié le 18/03/2016, par dans Non classé.

Le groupe de religieux qui prêchait dans les rues de Béjaïa, depuis mardi dernier, a disparu hier de la vue des habitants de la ville.
Selon certaines sources, ces prêcheurs ont été forcés à remballer leurs bagages et quitter les lieux après des altercations verbales avec des citoyens qui voyaient en leur présence indésirable rien moins qu’une « provocation». Tout porte à croire que leur éloignement est dicté par la peur que la situation ne dégénère. On ne dit pas si ce départ intervient sur la demande d’une autorité quelconque.

Ce qui est sûr, c’est que la veille une réunion de quelques représentants d’associations et de militants des droits de l’homme a eu lieu au siège du Centre des droits de l’homme (CDDH), dépendant de la LADDH, pour discuter de la « riposte» à envisager. Sur les ondes de la radio locale, le directeur des affaires religieuses de la wilaya, qui a confirmé leur départ, a estimé hier qu’il n’y avait aucune raison d’interdire leur activité et qu’il ne faisait que semer la bonne parole dans le respect du « madhab malékite» qui est celui de l’Algérie. « Ils ne font de mal à personne», a-t-il répondu, sans ambages, confirmant l’islamisation assumée par l’Etat de la vie publique.

La réunion de la CDDH a abouti à « l’urgence d’interpeller le wali à assumer ses responsabilités en tant que premier magistrat de la wilaya devant l’incursion des salafistes sur des places publiques sous le regard complice des services de sécurité et des autorités». « Il ne suffit pas d’interdire aux partis ou aux associations toute activité politique dans des salles alors que les salafistes prêchent des discours dans l’espace public en toute assurance», dénoncent les présents à la réunion. C’est un appel à « la population de Bejaïa de demeurer vigilante et déjouer les tentatives de manoeuvres déstabilisatrices de notre région à travers des provocations».

Le groupe condamne « la complicité des autorités et le silence du wali alors qu’au sein des résidences universitaires des activités associatives sont interdites» et met « en garde les autorités locales quant aux périls subséquents à cette politique de pourrissement et de fuite en avant et appelle la population de Bgayet à redoubler de vigilance et de rester mobilisée afin de déjouer toute tentativesde dépersonnalisation et de manipulation visant la région.Cette grave incursion vient de confirmer, encore une fois, que les laboratoires du complot sont loin d’être inactifs».

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