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La puissance de demain vue par Issad Rebrab

Publié le 04/07/2016, par dans Non classé.

Le PDG du groupe Cevital a encouragé les économies du globe à investir dans la recherche et le développement, dans une éducation de qualité au profit des populations, dans les capacités d’innovation et création de talents…
En Algérie, comme dans d’autres économies de la planète, les ingrédients contribuant à la construction d’une puissance ne sont pas à chercher ailleurs, selon le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab. Dans une intervention aux 16es Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (France) — un rendez-vous annuel de réflexion et de débat économiques qui réunit d’éminents experts, économistes, décideurs et politiques de tous bords —, le PDG du groupe Cevital a encouragé les économies du globe à investir dans la recherche et le développement, dans une éducation de qualité au profit des populations, dans les capacités d’innovation et création de talents…

A partir de là, tous les espoirs sont permis, estime Issad Rebrab, intervenant lors d’un panel dédié à apporter les réponses à une question de taille : celle d’envisager « la forme qu’aura la puissance de demain». Pour se mettre sur les rails de la croissance et de la puissance, Issad Rebrab ne trouve pas plus d’un chemin : l’investissement dans les valeurs humaines et technologiques, dont les avantages comparatifs des un et des autres en sont des leviers, mais non des moindres.

Il est temps, selon lui, en Algérie plus qu’ailleurs, de prendre le taureau par les cornes et de mener sans attendre des réformes en profondeur. « La bonne gouvernance, la liberté d’initiative, d’expression et d’entreprendre, la transparence…» autant de leviers, qui, de l’avis du patron du groupe Cevital, contribuent à l’échelle d’un pays à l’émergence d’une puissance. C’est donc par le moyen d’un mouvement économique à l’échelle d’un pays que l’on peut construire une puissance régionale, juge M. Rebrab.

Dans un pays, comme à l’échelle d’une région, Issad Rebrab suggère de favoriser d’autres leviers, à l’instar de la « colocalisation» et « la mise à profit des avantages comparatifs des uns et des autres pour recréer des groupes très compétitifs au niveau mondial». Deux exemples pour étayer sa réflexion : l’acquisition de Oxxo en 2013 a permis à l’entreprise de renouer avec les bénéfices grâce à une stratégie d’investissement dans les avantages comparatifs qu’offrent les deux marchés européen et algérien. La colocalisation dans le cas de l’acquisition des usines Brandt a permis à cette enseigne de renouer avec la croissance et la création d’emplois. Selon Issad Rebrab, sans les investissements réalisés en Algérie et les délocalisations de l’Asie et de l’Europe de l’Est, « on aurait probablement pas pu sauver Brandt».

Ainsi, à l’échelle tant d’un pays que d’une région, plusieurs leviers de croissance et de compétitivité peuvent permettre d’entrevoir une meilleure puissance, à en croire le patron du groupe Cevital, conforté dans ses opinions par bon nombre d’économistes et décideurs, dont Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, qui, intervenant lors dudit panel, estime que « l’ennemi du succès est le statu quo et l’absence de réformes». « Pour qu’un pays puisse transformer ses atouts en puissance, il faut de l’ambition», suggère le gouverneur de la Banque de France.

Sur le même sujet, d’autres intervenants conçoivent la puissance de demain sous différents prismes : la jeunesse et la technologie de l’avis de Mingpo Cai de Cathay Capital Private Equity (fonds d’investissement) ; la capacité de faire de la différence et créer de l’impact, les capacités à coopérer, à faire travailler tous les acteurs de manière cohérente, la résilience… du point de vue de Guillaume Faury, patron de Airbus Helicopters. Autant de leviers qui peuvent contribuer à entrevoir la force de demain, selon les différents conférenciers qui ont eu à intervenir sur cette question. Autant de référents qui pourraient être aussi une planche de salut pour nombre de pays à la recherche d’un cap.

Pour l’un comme pour l’autre, la volonté de s’y mettre passe pour être l’ingrédient principal qui détermine le goût final. En définitive, les 16es Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, qui ont vu cette année la participation de dizaines d’éminents économistes, décideurs, patrons et politiques, ont permis d’éveiller les consciences sur des sujets d’une importance brûlante : la place des pays dans la situation économique mondiale ; quelle souveraineté économique ? Quels sont les défis liés aux territoires, aux populations et au contrat social ? Quel projet européen ? Pendant les trois jours de débats et de réflexion, on a eu droit à de multiples avis, avertissements, appréhensions et ambitions.
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