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La presse en deuil : Amar Abdelkrim n’est plus

Publié le 05/09/2016, par dans Non classé.

Le monde de la presse est en deuil. Il vient de perdre l’un de ses plus fidèles serviteurs en la personne de notre confrère et ami Amar Abdelkrim, qui fêtait cette année son soixante-dixième anniversaire.
Homme affable et courtois, Amar incarnait cette catégorie de journalistes passionnés, dévoués à leur métier, à l’écoute des autres.
Né en 1946 à Bou Saâda, Amar et toute sa famille ont dû émigrer en France pendant la guerre. Le père, Ali, militant nationaliste, traqué par la soldatesque française, dut continuer son combat au sein de la Fédération de France. La famille s’est installée dans l’Isère, où Amar a fréquenté le lycée de Bourgoin-Jailleu. C’est là qu’il obtient son bac.

En 1967, Amar rejoint l’Ecole supérieure de journalisme qui venait d’être inaugurée à Alger. C’est dans cet espace qu’il fait ses armes pour passer de l’autre côté de la barrière en prodiguant ses connaissances, en tant qu’enseignant, aux jeunes journalistes.

Parallèlement, Amar affinera sa formation en obtenant un doctorat en communication à l’université de Bordeaux, sous la direction du célèbre éditorialiste du Monde, Robert Escarpit. Pendant son service national au commissariat politique, Amar sera rédacteur en chef adjoint d’El Djeïch. Il intégrera l’APS et sera chargé de mettre en place toutes les représentations locales à travers les wilayas, soumises à un découpage en 1974.

« C’est à l’agence où son talent s’affirmera le mieux», révèle un de ses camarades. Formateur, Amar sera appelé à exercer en tant que coopérant technique aux îles Seychelles où il fera office de conseiller en communication du président de ce pays, René Albert, pendant plusieurs années. De retour de ce pays en 1986, Amar s’installera en France où il est responsable de Radio Agora à Grasse. Une nouvelle expérience qui s’avérera passionnante pour notre journaliste, plutôt adepte de la presse papier.

En 1989, Amar rejoint le réseau TSF Nova à Paris, spécialisé dans le jazz et l’information. Il en sera le rédacteur en chef jusqu’à sa mort, avant-hier, après avoir lutté dignement, ces dernières années, contre la maladie. A sa famille, à ses proches et amis, El Watan présente ses sincères condoléances et compatit à leur douleur. Lire la suite

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