formats

La police évacue les protestataires à Boudouaou

Publié le 19/04/2016, par dans Non classé.

La cité 950 Logements a connu une nuit très agitée. Bilan : cinq blessés parmi les contractuels, dont trois ont été transférés vers l’hôpital
de Birtouta, les deux autres vers celui de Boudouaou.
Les services de sécurité ont procédé, hier vers 3h, à l’évacuation des contractuels de l’éducation qui occupaient depuis 13 jours une rue jouxtant la cité 950 Logements à Boudouaou, à l’ouest de Boumerdès. Après deux jours d’hésitation, les services de sécurité sont passés à l’acte. La cité 950 Logements a connu une nuit très agitée. Bilan : cinq blessés parmi les contractuels. Trois ont été transférés vers l’hôpital de Birtouta, les deux autres vers celui de Boudouaou.

« Ils nous ont surpris pendant notre sommeil et nous ont conduit de force dans des bus vers différentes destinations. Ni les cris des enseignantes ni notre résistance n’ont pu faire face à la force policière. C’est honteux, nous ne sommes pas des voyous pour qu’ils s’en prennent ainsi à nous. Ils ont profité de l’absence de la population locale pour nous surprendre. Nous avons même laissé nos bagages sous la tente», s’insurge Bilal, un contractuel protestataire de Bouira, joint par téléphone, qui s’est retrouvé hier en fin de matinée dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj.

Pour le transport des protestataires, dix bus avaient été réservés, nous confie-t-on. « Les policiers ont excellé dans la vulgarité. Ils ont tiré des enseignantes par les cheveux pour les obliger à monter dans les bus. Pourtant, à 1h30, les officiers de police m’avaient promis qu’ils ne feraient rien. Je leur ai demandé de donner une chance à la médiation et au dialogue pour trouver une issue à cette crise. Malheureusement, ils n’ont pas tenu parole. Je suis triste pour mon pays», témoigne le député Khaled Tazaghart, qui était sur place lors de l’intervention policière.

Un habitant du quartier des 950 Logements de Boudouaou, en face du campement des contractuels, a tout vu de son balcon. « J’ai entendu des cris. Je me suis précipité au balcon pour voir ce qui se passait. J’ai vu des dizaines de policiers encercler le camp des contractuels. Ensuite, des bus, qui étaient stationnés là depuis deux jours, se sont alignés devant la tente des enseignants. Après quelques minutes, ils ont démarré», témoigne-t-il.

Le chauffeur d’un de ces bus affirme qu’une enseignante a été blessée : « Elle a préféré sauter de la fenêtre du bus que de rester à l’intérieur, et ce, avant le démarrage du véhicule. Elle s’est blessée dans sa chute. Il y a eu des bousculades entre les agents de la police et les enseignants.» Il ajoute que sa mission était d’acheminer les enseignants contractuels vers la gare routière de la wilaya de Bouira. En arrivant à Bouira, les enseignants ont refusé de descendre. « Ils m’ont demandé de continuer le chemin jusqu’à Sétif. C’est ce que j’ai fait.»
Pendant la matinée d’hier, le camp des contractuels a été complètement nettoyé. Les bagages laissés par les enseignants dans la tente ont été transférés vers le parc de l’APC Boudouaou.

C’est donc la fin du périple des contractuels de l’éducation qui avait commencé le 27 mars dernier avec une marche allant de Béjaïa vers Alger, en passant par Bouira et Boumerdès. A Boudouaou, à l’ouest de Boumerdès, la marche a été stoppée par la police. Depuis, les contractuels sont entrés dans une grève de la faim qui a duré 13 jours. Des syndicats de l’éducation ont tenté une médiation entre les grévistes et le ministère de tutelle. Malheureusement, cela n’a abouti à aucun résultat. Néanmoins, d’après des contractuels qui ont protesté hier devant la direction de l’éducation de la wilaya de Béjaïa, une deuxième marche vers Alger sera entamée incessamment. Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé La police évacue les protestataires à Boudouaou
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair