formats

«La nouvelle usine produira 100 000 véhicules fin 2019»

Publié le 24/01/2018, par dans Non classé.

Fabrice Combolive a été désigné l’été 2017 au poste de directeur des opérations de la région AMI (Afrique, Moyen-Orient et Inde), l’Iran et le Pakistan. Diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Toulouse, il a rejoint le groupe Renault en 1992 occupant différents postes dans le commerce, notamment en Espagne, en Suisse et en France.
Ensuite il avait été nommé directeur de marketing de Renault Allemagne avant d’être désigné directeur commercial de Renault, Dacia et Nissan en Roumanie. Fabrice a été par la suite promu directeur commercial de Renault en Russie et en Eurasie et directeur général de Renault Brésil.

Fabrice Combolive se trouve actuellement à Alger pour le lancement de la phase II de Renault Production Algérie. Ainsi, pour la future usine CKD de Renault Production, il a précisé qu’il compte débuter la production avec 100 000 véhicules avant d’atteindre à terme au minimum 250 000 véhicules. Il a par ailleurs annoncé dans cet entretien le lancement de la Clio 4 MIB pour mars, et souligné un objectif d’intégrer 2 à 3 autres technologies (sous-traitants) dans les lignes SKD d’ici la fin 2018 et d’en avoir plus d’une dizaine avant l’arrivée de l’usine CKD.

– Après un peu plus de trois ans d’activité de l’usine de Oued Tlélat (Oran), quel bilan faites-vous en tant que patron de la région AMI ?

Le premier bilan qu’il faut tirer pour l’usine d’Oran, c’est que finalement toutes les étapes de l’agenda ont été respectées. Le contrat a été signé fin 2012. L’objectif était d’avoir l’usine prête deux ans après, et elle a vraiment ouvert en décembre 2014. Ensuite, l’objectif était de monter en cadence et de rajouter des modèles sur la chaîne et finalement chaque année la production a augmenté, en dépassant même les objectifs initiaux. En termes de modèles, on est passé successivement de la Renault Symbol, à la Dacia Sandero Stepway et maintenant la Cio 4, ce qui donne une offre diversifiée.

Le bilan que j’en tire, c’est qu’en termes de délais et d’engagement on a été franchement aussi bien, aussi bons et aussi forts que dans les autres pays que j’ai vus, voire même un peu en avance. En termes de la production, on fait le maximum et en tout cas la croissance est forte.

Quant à l’intégration locale, un aspect très important, on est à un peu plus de 1000 personnes qui travaillent au niveau de l’usine, on a réussi pour l’instant à localiser 6 technologies (câblage, plastique, cartographie…) qui nous ont permis d’atteindre un taux d’intégration de près de 30%, soit en avance par rapport à ce qui a été prévu. Mais on sait qu’il faut aller un peu plus loin.

C’est pour cela qu’il faut acquérir de nouvelles technologies pour arriver à augmenter nos volumes et les deux process pour arriver à intégrer encore plus. En tout cas, on est dans les temps et on sait qu’il faut aller encore plus vite.

– Six fournisseurs accompagnent actuellement cette usine dans l’intégration des pièces embarquées. Est-ce suffisant pour vous conformer au nouveau cahier des charges relatif au montage automobile en Algérie ?

Dans votre question, à mon sens il y a deux points. Est-ce que cinq ou six fournisseurs — je préfère parler de technologies, car un fournisseur peut prendre deux, trois marchés…— c’est suffisant ? Non. Si on veut être plus compétitif et si l’on veut aussi travailler pour le marché local, il en faut plus et c’est pour cela qu’on travaille pour en avoir deux de plus en 2018 et avoir au moins plus d’une dizaine avant l’arrivée de la nouvelle usine (la ligne CKD, ndlr).

– Est-ce que cela est conforme au cahier des charges ?

Globalement, on est en train d’étudier et d’évaluer ce cahier des charges. Mais, oui, cela nous paraît assez logique avec ce nouveau cahier des charges qui a été fait.

– Et quels seront ces futurs fournisseurs ?

On travaille sur différents types de technologies. On souhaiterait passer à une technologie plastique II. On travaille aussi les joints d’étanchéité et les radiateurs. On a 5 à 6 technologies dans le viseur dont 2 ou 3 qu’il est possible d’avoir dès cette année.

– Quand est-ce que l’usine de Oued Tlélat passera à la phase CKD qui correspond à l’intégration des départements tôlerie et fonderie ?

Quand on dit l’usine passera à la phase II, c’est carrément la création d’une usine dans l’usine. D’un côté, on va garder la ligne SKD actuelle et sur laquelle il faut arrêter un plan produit, et ensuite créer sur un autre terrain la nouvelle usine CKD. A ce titre, côté Renault, les investissements ont été décidés et les travaux de terrassement et de l’approvisionnement en énergie électrique ont déjà commencé. L’étape la plus importante, c’est le choix de l’atelier peinture.

Là aussi l’investissement a été décidé. C’est l’un des points les plus importants dans la nouvelle usine parce que c’est la peinture qui va nous permettre de travailler l’intégration en amont des pièces tôlerie ou des pièces plastiques à propos desquelles on est en train de discuter avec des fournisseurs locaux et nos partenaires, notamment la SNVI qui a aussi une expérience dans cette industrie.

– Après la Renault Symbol, la Dacia Sandero Stepway, le montage de la Clio 4 est annoncé pour les prochains jours. Quels sont les autres modèles que l’usine intégrera ? Le montage du Duster est-il envisageable ?

On a décidé d’élargir notre production sur la ligne SKD. Pour l’instant, on a eu les deux modèles, la Symbol et la Sandero, deux modèles qui ont un grand succès sur le marché algérien. Mais aussi la Clio 4 parce que le client algérien a vraiment une bonne appréciation du design et de la modernité de ce véhicule. C’est une offre qui est relativement complémentaire avec des choix en termes de produits qui sont très différenciés.

La Clio, dont la production a commencé, va être lancée au début du mois de mars et on espère faire un volume important dès cette année. Pour ce qui est de l’usine CKD, on a fait un plan produit ; en revanche, pour Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé «La nouvelle usine produira 100 000 véhicules fin 2019»
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair