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La médiation pour sortir de l’impasse

Publié le 18/04/2016, par dans Non classé.

Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) ainsi que le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) proposent leur médiation « pour sortir de l’impasse» dans laquelle se trouve le secteur après la montée au créneau des contractuels.
Ces enseignants, qui sont en grève depuis le 27 mars dernier, exigent l’intégration dans des postes permanents sans concours. Le rejet de cette revendication par le ministère de l’Education nationale a été confirmé par le Premier ministre qui a affirmé, lors de sa récente visite à Constantine, que la réussite au concours est la seule voie de recrutement légale dans la Fonction publique.

Pour éviter que l’impasse ne perturbe davantage le déroulement du troisième trimestre et menace la préparation des examens de fin de cycle, les trois syndicats proposent une série de mesures « qui garantissent le respect de la réglementation tout en rendant justice aux enseignants contractuels», explique Idir Achour, porte-parole du CLA.

Ces syndicats proposent, en effet, leur médiation entre les contestataires qui campent à l’est de la capitale et le ministère de l’Education nationale qui tient au principe de l’équité et de la légalité dans le processus de recrutement. Aussi, le nombre important d’inscrits au concours de recrutement qui se tiendra le 30 avril, dépassant les 860 000 candidats, ne laisse pas de marge de manœuvre à l’administration, qui risque de déplacer le foyer de tension en cas de changement de position sur ce dossier.

Le Premier ministre a d’ailleurs souligné que « la loi exigeait de passer par un concours de recrutement, obéissant à la nécessité d’assurer l’égalité des chances pour tous», tout en rappelant la volonté du gouvernement à donner la priorité à ces enseignants… Les trois syndicats ont introduit leur demande aux services du Premier ministère dans le cadre du processus de négociation entamé avec la tutelle, qui est le ministère de l’Education nationale, chapeauté par les services de M. Sellal, expliquent des syndicalistes des formations concernées.

Les solutions que proposent ces organisations syndicales « ne vont pas toucher au principe du recrutement par concours. Dès le début du conflit, toutes les solutions proposées étaient liées au concours ou à son annulation, mais les mesures que nous proposons permettront de trouver un consensus sans piétiner la législation en vigueur, tout en rendant justice aux enseignants contractuels», expliquent les syndicalistes, qui préfèrent garder les détails pour leurs vis-à-vis du gouvernement.

Depuis le début de ce conflit, près de 15 000 enseignants sont grève (source syndicale) et plusieurs dizaines de contractuels refusent de quitter le campement de Boudouaou (Boumerdès) après avoir été interdits d’accéder à la capitale. Les mesures d’apaisement proposées par le ministère de l’Education nationale — à savoir la bonification des années d’expérience et la priorité dans le renouvellement des contrats en cas d’échec au concours — n’ont pas convaincu les protestataires pour mettre fin à leur mouvement.

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