formats

La liste des «métiers pénibles» bientôt fixée

Publié le 21/12/2016, par dans Non classé.

Les membres du Sénat ont débattu, hier, du projet de loi relatif à la retraite. Un texte très controversé, qui a suscité une vive polémique et la panique dans le milieu professionnel.
Des syndicalistes représentant plusieurs secteurs sont sortis dans la rue pour manifester leur rejet de ce texte. Ils promettent, même après son approbation par le Parlement, de maintenir la pression jusqu’a ce que le gouvernement décide d’ouvrir un débat général sur le dossier pour qu’ils puissent exposer leurs arguments et justifier leur rejet.

Hier, devant les sénateurs, Mohamed El Ghazi, ministre du Travail a, avant de rassurer les travailleurs quant au bien-fondé de cette loi, accusé la presse d’avoir amplifié la situation. Si l’on suit le raisonnement du ministre, c’est la faute à la presse si les travailleurs ont envahi la rue pour dénoncer un texte qui ne sert pas leurs intérêts, c’est aussi la faute aux médias si les syndicats ont exprimé leur consternation quant à leur exclusion du débat au sein de la commission santé du Parlement !

Pour justifier ses propos, M. El Ghazi se réjouit de voir certains travailleurs des secteurs de l’éducation et de la santé, qui avaient déposé un dossier de retraite, revenir sur leur décision. « Les travailleurs ont été induits en erreur à travers une campagne de désinformation. Pour preuve, le nombre important de personnes qui ont repris leur dossier. Les autres dossiers seront traités avant la fin de ce mois», note le ministre. Et de préciser que ses services ont établi une comparaison avec les autres pays et il s’avère, explique-t-il, que beaucoup de pays ont fixé le départ à la retraite à 62 ans.

Le ministre a rappelé que les dispositions introduites dans le nouveau texte ne sont qu’un « retour au système en vigueur depuis 1983», soit la limitation de l’âge minimum de la retraite à 60 ans, un système appliqué dans de nombreux pays. « Contrairement à ce que prétendent certains qui affirment que l’Etat tend à paupériser le peuple, le gouvernement œuvre à préserver les droits des citoyens ainsi que le caractère social de l’Etat algérien», selon le ministre. Argument décrié par les représentants des travailleurs.

S’agissant de la question des listes des professions pénibles, le représentant du gouvernement annonce l’installation d’une commission indépendante qui se chargera de les définir, après consultation des parties concernées, notamment les syndicats et les partis politiques.
D’après M. El Ghazi, l’année 2017 sera celle du contrôle. « Les agents de la Casnos et la cnas vont effectuer des contrôles réguliers sur le terrain. Selon nos prévisions, les équilibres de la Caisse vont s’améliorer d’ici 2020-2021. Toutefois, le fonctionnaire doit connaître et réclamer ses droits», explique le ministre.

Notons que lors des débats, Mme Barki a reproché au gouvernement son « manque de communication». Selon elle, s’il y avait eu une campagne de sensibilisation autour de la question, on aurait fait l’économie d’une mauvaise interprétation de ce projet et évité toute manipulation. « En plus de l’absence d’une stratégie de communication, les travailleurs étaient perplexes face à un texte au contenu très flou», a lancé la sénatrice. Plusieurs sénateurs ont interpellé le ministre sur l’urgence de rendre publique la liste des professions pénibles.

Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé La liste des «métiers pénibles» bientôt fixée
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair