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La grève des cheminots se poursuit

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

Les conducteurs de train de la SNTF poursuivent leur grève à Alger pour la sixième journée consécutive.
Malgré un protocole d’accord signé dimanche entre le directeur général de la SNTF, Yacine Bendjaballah, et le secrétaire général de la Fédération nationale des cheminots, Abdeslam Albane, les grévistes, qui déclarent ne pas faire partie de la FNC, promettent de poursuivre leur mouvement. « La grève restera ouverte jusqu’à l’obtention d’un protocole conforme et jusqu’à ce que la direction réponde à nos revendications qui sont très simples : la mise à niveau des TS conducteurs de train comme leurs collègues dans les autres services», assure Abdelkader Sid, chef de traction à la SNTF. « Un protocole d’accord du conseil d’administration (CDE) et un deuxième protocole signé en 1998 attestent que les travailleurs ayant des TS et des diplômes universitaires doivent avoir les mêmes droits.

Par ailleurs, la loi 84 du code du travail affirme qu’il ne doit pas y avoir de différence entre les travailleurs. Salaire égal et travail égal», argumente le gréviste. Cependant, la situation risque de se compliquer dans la mesure où un conflit s’installe entre les grévistes et la fédération. « On n’a pas eu de discussion avec la direction depuis dimanche, le premier jour de la grève. Depuis, c’est la fédération, complice de la direction, qui prend en charge les pourparlers. On n’est pas au courant de ce qui se passe entre eux», lance Abdelkader Sid.

Selon le communiqué conjoint de la SNTF et de la FNC, une réunion de travail s’est tenue hier avec le bureau d’études externe, IFACT, désigné par le protocole. « Son responsable a accepté de nous faire part, dans un délai n’excédant pas 15 jours, de la durée nécessaire à l’aboutissement et la finalisation de l’étude en question», ajoute le communiqué. Pendant ce temps, la paralysie du trafic ferroviaire inquiète les usagers. Asma, habite Alger-Centre, étudiante à l’université de Bab Ezzouar, elle prend régulièrement le train pour se rendre en cours. « Cela fait une semaine que ça dure et rater plus de cours n’est plus possible, d’autant que nous entrons dans une période d’examens.

Le train est le seul moyen de transport qui m’assure l’arrivée aux cours à l’heure vu les embouteillages du côté d’Alger-Est… C’est vraiment infernal, affirme-t-elle. Je comprends que les travailleurs demandent leurs droits, mais il ne faut pas oublier que le train est un moyen de transport que beaucoup utilisent au quotidien. Il faut penser aux gens qui font les frais de cette grève et trouver une solution au plus vite. Même le service minimum n’est pas garanti.»

Sofiane, un voyageur, s’est présenté dimanche à la gare de Blida vers 8h45, dans le but de se rendre à Agha (Alger). « Je remarque que les voyageurs ne sont pas nombreux comme d’habitude, je me présente devant deux guichetiers en train de discuter comme si de rien n’était et l’un d’eux me lance : il n’y a pas de train aujourd’hui, sans expliquer pourquoi. En lui demandant la raison, ce dernier me répond avec dédain : la grève. Pourquoi ? Je ne le sais pas», raconte Sofiane précisant que « dans la gare, aucune affiche ne prévient les voyageurs, ni aucune annonce n’est faite à travers le haut-parleur. Nous sommes livrés à nous-mêmes.»
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