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La fin d’un faux suspense

Publié le 06/11/2016, par dans Non classé.

Le MSP participera aux prochaines élections législatives d’avril 2017. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion de son majliss echoura, la plus haute instance du parti, à Bordj El Bahri, à Alger.
« Il a été décidé à l’unanimité des membres de cette instance suprême, que le mouvement prendra part aux prochains scrutins», a annoncé devant les caméras le président de majliss echoura.

En réalité, cette décision ne surprend pas grand monde tant elle paraissait inéluctable depuis un certain temps. Même si le patron du parti s’est empressé de l’expliquer par la volonté du parti d’œuvrer pour le bien de l’Algérie, personne n’est dupe des raisons invoquées pour justifier cette décision. Partisan d’une politique de rupture avec celle pratiquée par son prédécesseur, M. Makri a accepté de se plier à la ligne des partisans de la participation du MSP aux législatives et entériné la victoire de la politique de l’entrisme mise en place par Mahfoud Nahnah.

Face à l’ancien ministre d’Etat sans portefeuille, Aboudjerra Soltani, qui ne manquait pas une occasion pour fustiger la politique de rupture du docteur Makri, qu’il jugeait ne pas être « bénéfique» pour le parti, alors que la politique d’entrisme assurait à un nombre important de cadres du parti d’accéder à la députation ou de se voir offrir des macarons ministériels.

En fait, depuis la décision du président Bouteflika de proposer l’islamiste Abdelwahab Derbal pour présider la Haute instance de surveillance des élections, les derniers arguments pour une abstention ont volé en éclats et précipité le parti dans la course aux législatives.

Pour Abderrezak Makri, cette annonce est un nouvel échec face à des adversaires qui ne lui ont jamais pardonné d’avoir fait sortir le parti du giron du pouvoir. Depuis son arrivée à la tête du MSP, le patron du parti islamiste a dû faire machine arrière, à plusieurs reprises, pour faire face à la pression des partisans de son pire ennemi, l’obligeant à des acrobaties sémantiques et politiques pour justifier ses volte-face, auprès de ses alliées de l’opposition.

Tel fut le cas lors de sa rencontre en 2015 avec Ahmed Ouyahia, le directeur du cabinet de la présidence de la République. Un rendez-vous imposé par le bureau exécutif du parti, réuni en urgence. Face aux remous provoqués par cette rencontre au sein de la CLTD, M. Makri avait affirmé que la rencontre avec l’ancien Premier ministre était une décision souveraine du bureau exécutif national et qu’elle s’inscrivait dans le cadre de la stratégie du parti dans « le but d’informer les autorités officielles directement et sans intermédiaire de ses positions, son approche et ses idées sur les questions d’intérêt national et international».

Pour le parti, « la rencontre avec Ouyahia a été, d’une part l’occasion de remettre officiellement au pouvoir la plateforme de Zéralda et, d’autre part, de réaffirmer son attachement au dialogue politique pour le règlement de la crise politique que traverse le pays». Une année plus tard, le parti revenait dans le giron du pouvoir.
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