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La famille de Djamel Eddine Ouali interpelle le gouvernement

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Djamel Eddine Ouali, Algérien de 40 ans arrêté le 26 mars près de Salerne, au sud de l’Italie, dans le cadre des enquêtes sur les réseaux terroristes de Paris et de Bruxelles, est originaire du village Timelyiouine, de la commune d’Ouzellaguene, dans la wilaya de Béjaïa.
En 2003, il obtient son diplôme à l’Institut national des beaux-arts d’Oran comme graphic designer. Après avoir travaillé quelques années en Algérie, il décide de tenter sa chance à l’étranger. En 2006, il s’installe à Dubaï où il entame une carrière dans le domaine de la communication, la publicité et l’événementiel. En 2013, il décide de rentrer en Algérie afin de se marier avec S. Lynda le 10 octobre 2013, originaire de la même région, plus exactement du village Fournane.

Deux mois plus tard, Djamel Eddine part en Italie avec sa femme où il passe une dizaine de jours avant de rejoindre Bruxelles où il lance une entreprise avec un Belge en 2014. Selon les informations contenues dans le dossier de fond de Djamel Eddine, « les enquêteurs ont trouvé une carte de crédit de l’accusé dans l’appartement perquisitionné à Bruxelles», selon son avocat Gerardo Cembalo. D’après le procès-verbal établi par la police italienne après la perquisition qui a pris fin à deux heures du matin, « la dirigeante adjointe de l’équipe mobile du commissariat de Salerno reconnaît dans le procès-verbal avoir entendu, à 23h30 hier à Salerno, dans les bureaux de DIGOS, la nominée S. Lynda, mariée à Ouali Djamel Eddine en état d’arrestation aujourd’hui en cours d’exécution à un mandat d’arrêt européen inséré dans la base de données Schengen (SIS II) de l’autorité judiciaire de la Belgique».

Ouali Lynda, âgée de 30 ans, est enceinte de trois mois : « Les policiers ne m’ont pas demandé si j’avais besoin d’un avocat ou d’un interprète, alors que je ne parle pas italien et je ne comprends pas ce qui est mentionné dans les procès-verbaux que j’ai signés. Au départ, j’ai refusé de signer les PV», témoigne-t-elle pour El Watan Week-end à partir de l’Italie. « Mais un des policiers qui parlait un peu français m’a dit que ‘‘c’est rien » et que ‘‘ce n’est que la liste des documents qu’ils ont trouvés ».

Salerno

Selon l’avocat Belkacem Aït Salah, « c’est une violation flagrante de la Déclaration des droits de l’homme et la charte européenne et à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. C’est une violation des traités régissant la réciprocité entre l’Algérie et l’Italie. En aucune façon les autorités italiennes ne peuvent obliger un citoyen algérien à signer un document en italien sans lui apporter assistance. En outre, les policiers devaient faire appel à un interprète. Le parquet de la ville doit automatiquement fournir une assistance au prévenu et les documents signés par les citoyens sont nuls et caducs». Depuis le 26 mars, Ouali Lynda se trouve seule dans la ville de Salerno.

« A plusieurs reprises, j’ai tenté de joindre l’ambassade d’Algérie en Italie afin de demander de l’aide, mais on m’a dit que je devais me débrouiller toute seule et que l’ambassade ne pourra pas m’aider, même si j’ai prévenu que j’étais en danger et que je soupçonne un coup monté contre mon mari», raconte-t-elle. Nous avons contacté l’ambassade d’Algérie en Italie à plusieurs reprises afin d’avoir des explications, mais « l’ambassadeur qui a été nommé n’est pas encore venu, et le chargé d’affaires est dehors», nous a-t-on répondu.

Selon le PV des affaires qui ont été saisies et dont nous avons une copie, la police a trouvé « des ordres de virement, des copies de passeport, des plaques d’immatriculation, un ordinateur et des disques durs». Aussi, « une photocopie du passeport d’un nommé Djouama Fouced» a été trouvée dans ces affaires. Selon les déclarations des officiels italiens, la justice a engagé un avocat d’office.

L’avocat chargé de l’affaire, Gerardo Cembalo, qui normalement est désigné d’office par la justice italienne, a demandé à la femme de Ouali Djamel Eddine « de reconnaître que son mari est un trafiquant pour qu’elle sauve sa peau. Il lui a aussi demandé aussi de le payer», selon nos sources.

Mais selon Maître Belkacem Aït Salah, « l’avocat nommé d’office est pris en charge par le gouvernement italien». La famille de Djamel Eddine Ouali « appelle le gouvernement algérien pour intervenir et assister la femme de l’accusé à tort et demande à la Présidence d’intervenir pour que l’on puisse délivrer un passeport adéquat au père de Djamel Eddine afin de pouvoir se déplacer et assister son fils».
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