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La classe ouvrière algérienne paye le prix d’un syndicat bureaucratisé

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Les ouvriers en général et les fonctionnaires en particulier ne sont pas dupes. A partir du moment que l’UGTA défend beaucoup plus les orientations du gouvernement que les intérêts sociaux professionnels des ouvriers, il va de soi que la base syndicale va se désamarrer du syndicat.
Me vient à l’esprit la phrase d’un ami sociologue : l’UGTA est le porte-parole du gouvernement vers les ouvriers au lieu que ce soit le contraire. La centrale syndicale a montré ses limites, la classe ouvrière algérienne paye le prix d’un syndicat bureaucratisé et politiquement dépendant ; malgré le combat des syndicalistes à l’intérieur de la centrale auxquels il faudra rendre hommage qui luttent pour rendre l’UGTA plus revendicative et combative.

Nous sommes moins présents dans le secteur économique, car nos responsables ne tolèrent pas un syndicaliste qui viendra dénoncer la corruption, la malversation, la mauvaise gestion ! Ils ne tolèrent pas la remise en cause de la disposition établie ! Aujourd’hui, tous les acquis arrachés sont la conséquence d’une lutte acharnée des syndicats autonomes depuis 2003 à ce jour.

Pour certains dossiers, on s’est retrouvé face à deux adversaires, à savoir l’UGTA et le gouvernement. Aujourd’hui, les syndicats autonomes se déploient activement parmi les fonctionnaires, ils sont très près de leurs préoccupations et de leur vie dans les lieux de travail. Ils animent, renforcent et consolident leurs bases, ils les aident à renouer avec les assemblées générales.

Ils initient des discussions et des délibérations. Mais la centrale syndicale, depuis sa récupération à l’indépendance par le parti unique à ce jour, pratique la philosophie de syndicalisme d’Etat. Dans le contexte économique actuel, ils vont agir comme un contre-pouvoir qui va permettre un certain équilibre entre les intérêts en jeu.

Ils vont lutter pour une répartition équitable des bénéfices entre les patrons et les ouvriers. Ils vont mettre des mécanismes pour empêcher que les employés soient à la totale merci de l’employeur. Agir comme contre- pouvoir et aller dans un sens d’un débat contradictoire, avec la remise en cause de certaines décisions économiques qui nous ont menés droit vers le mur, je pense que le gouvernement ne voudra pas de ça, il préfère une uniformisation dans le débat et entériner les décisions prises à l extérieur de la tripartite. Lire la suite

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