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La chanteuse Narjess mise à l’honneur par l’Onda à Alger

Publié le 14/05/2019, par dans Non classé.
La chanteuse Narjess mise à l'honneur par l'Onda à Alger

ALGER – Un vibrant hommage a été rendu lundi soir à Alger, à Narjess, icône de la chanson algéroise hawzie-chaâbie, par l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (Onda), devant un public relativement nombreux.

Annoncée comme « digne héritière de Fadhéla Dziria et Meriem Fekkaï », Narjess est apparue en tenue traditionnelle, sur la scène du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (Tna) sous les applaudissements et les youyous d’un public qui s’est levé pour « accueillir son idole ».

Rejoignant son siège à la première rangée, entre les directeurs, de l’Onda Samy El Hocine Bencheikh et du Tna, Mohamed Yahiaoui, la grande chanteuse algéroise a pu apprécier un programme d’une centaine de minutes, « taillé sur mesure », de l’avis d’une spectatrice.

Un documentaire d’une dizaine de minutes, réalisé par le département audio-visuel de l’Onda a été projeté, retraçant, avec des extraits de chansons uniquement, le parcours artistique de Narjess depuis ses débuts et ses premiers succès durant les années 1970, jusqu’à sa confirmation qui lui vaudra le respect de tout le public algérien.

Une compilation de quatre CD, intitulé « Narjess chante Fadhéla Dziria et Meriem Fekkaï », accompagnée d’un livret, produite par l’Onda, a ensuite été présentée au public, avant de laisser la scène au jeune Orchestre, « Ahl El Fen » dirigé par Nesrine Bourahla, également présidente de l’Association culturelle éponyme de musique andalouse, de théâtre et de danses traditionnelles.


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Des chants hawzis et des M’dihs ont ensuite été rendus en deux parties, par les seize jeunes instrumentistes de l’orchestre, dont huit musiciennes, agrémentés de quelques danses algéroises exécutées simultanément par huit danseurs, dont Inès Abdelli, Kamélia Laïhem, Nazim Nimour et le benjamin de l’association, Abderrahmane, âgé de sept ans.

L’orchestre a entonné entre autres pièces, « Ladh’dha li chorb el âchiya », « Rachiq el ked », « El qalb bat sali », « Selli houmoumek », « Ah ya bellaredj », « Rimoun Ramatni », « Ya qalbi khelli el hal », « Kahl el âïn em’deble echfar », « Ya lawn el âssel », « Hanina haninaya », « Sifet ech’chem’â wel kendil » et « Echqi wegh’rami ».

La beauté des variations modales et rythmiques du hawzi algérois a mis en valeur les voix présentes et étoffées de, Hind, Chakir, Melissa, Meriem, Hani, Abdelghafour et le jeu juste et régulier du jeune percussionniste (Drabki), Achraf Leghraâ (14 ans), « promis à une belle carrière », selon un amateur de cette musique savante.

L’orchestre de l’association créée en 2016, qui a sorti un an après, »Kisset salaf » (histoire d’une relève), un album de reprises de chansons du patrimoine andalou, a été très applaudi par le public qui a pris part à une belle randonnée onirique, savourant dans la joie et la délectation tous les moments de la cérémonie.

Conviée à rejoindre la scène, à l’issue de la cérémonie, Narjess a qualifié les jeunes de l’orchestre « Ahl El Fen » de « belle relève » et de « garants du futur » de la musique andalouse, avant de voir le directeur général de l’Onda lui remettre le Trophée honorifique de l’office, sous les applaudissements du public.

Pour le plaisir de ses nombreux admirateurs, dont plusieurs comédiennes et acteurs de cinéma qui ont fait le déplacement et qui l’ont sollicitée, Narjess a entonné, « Ya men bi el awzar », « Salet aâla Mohammed » et ‘’Echqi wegh’rami », sous les youyous nourris des femmes présentes.


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Originaire de la ville de Cherchell et issue d’une famille conservatrice, Nardjess, Nadia Bouchama de son vrai nom, a débuté dans une chorale polyphonique, pour qu’en 1973, elle s’essaye à l’émission radiophonique, « Alhan oua chabab » qu’elle retentera avec succès, une année plus tard à la télévision.

Ses premières expériences s’avérant concluantes, Narjess intègre l’Institut national de musique où elle passera deux ans, jusqu’à la fin 1974, date à laquelle elle participera, avec la chanson « Sifet el chemaâ wel kendil », à une opérette de Mohamed Hilmi, qui la révélera au public et qui l’emmenèra à enregistrer son deuxième album, sous le titre de, « Aîni chakat maa kalbi ».

En 1975, elle est sollicitée pour l’inauguration du Casif, Théâtre à ciel ouvert de Sidi Fredj, et sort l’album « Addet ad’mouâï », pour enchaîner ensuite, les enregistrements à la Radio et Télévision algériennes.

La cérémonie de mise à l’honneur de Narjess a été organisée par l’Onda, en collaboration avec le Tna.

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