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La chanteuse andalouse Beihdja Rahal distinguée à Alger

Publié le 28/05/2019, par dans Non classé.
La chanteuse andalouse Beihdja Rahal distinguée à Alger

ALGER – L’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda) a distingué, lundi soir à Alger devant un public nombreux, la chanteuse andalouse Beihdja Rahal, pour l’ensemble de sa carrière, compilée dans un coffret de 27 CD.

Organisée au Théâtre national algérien « Mahieddine-Bachtarzi » (Tna), la cérémonie de distinction, constituant la deuxième partie du programme de la soirée, a débuté par la projection d’un court documentaire réalisé par l’Onda, retraçant le parcours artistique de Beihdja Rahal, à travers une série de photos montrant les différentes étapes de sa carrière.

Sous les applaudissements répétés et les youyous nourris du public, le représentant de l’Onda, Abbas M’Hand Said a ensuite remis le Trophée honorifique à Beihdja Rahal, ainsi qu’un coffret intitulé, « Un maître au féminin », regroupant en 27 CD, l’ensemble de son parcours artistique.

Avant d’enchanter l’assistance, Beihdja Rahal, vêtue d’une belle tenue traditionnelle, a exprimé son « immense joie » de se voir ainsi distinguée par l’Onda, d’autant que son coffret se veut, a-t-elle précisé, un « hommage à la musique andalouse et à tous (ses) maîtres ».

Accompagnée par l’Orchestre de l’association « Les Beaux-Arts d’Alger » de musique andalouse, sous la direction du maestro, Abdelhadi Boukoura, l’artiste mise à l’honneur a ensuite, gratifié l’assistance d’un florilège de pièces andalouses, musique savante que le public a hautement appréciée.

Devant une assistance recueillie, la cantatrice a entonné des extraits de la « Nouba Sika », enchaînés à des pièces dans les genres, « Aroubi » et « Hawzi » pour clore sa prestation, sous les youyous nourris de l’assistance, avec des « M’dihs ».


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Le public, emporté par les atmosphères solennelles de ce bel élan artistique créé par la voix suave et cristalline de Beihdja Rahal, a été séduit par « le charisme et la prestance » de l’artiste, qu’elle s’est construite, de l’avis d’une spectatrice, dans « la rigueur et le respect » de la musique andalouse.

Etablie à Paris depuis 1992, après 18 ans de formation artistique à Alger dans les classes de grands maîtres de la chanson andalouse, comme Mohamed Khaznadji, Abderrezak Fakhardji ou encore, Zoubir Karkachi, Beihdja Rahal, musicienne et interprète-soliste, a transité par plusieurs écoles et associations, à l’instar du Conservatoire d’Alger et des associations « El Fakhardjia » et « Essendoussia ».

En 1992, elle crée à Paris son propre orchestre et entame en 1995 les enregistrements des 12 noubas de la musique Sanaâ, école andalouse d’Alger, alors que, « El Gharnati » et le « Malouf », représentent les écoles de Tlemcen et de Constantine, respectivement.

Dans différents organismes parisiens, Beihdja Rahal donne des cours de musique andalouse aux enfants et aux adultes, au sein de l’association « Rythme-harmonie », dont elle fait partie, notamment.

Chercheuse également, elle a obtenu en 2006 le prix « Mahfoud Boucebci » pour ses travaux de recherche et de sauvegarde du patrimoine musical andalou, et coédité des ouvrages sur la musique andalouse, dont, « La plume, la voix et le plectre » (2008) et « La joie des âmes dans la splendeur des paradis andalous » (2010).


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Auparavant, la trentaine d’instrumentistes de l’association « Les Beaux-Arts d’Alger, dont une dizaine de musiciennes en tenues traditionnelles, ont livré une prestation de haute facture, empreinte de rigueur académique et de professionnalisme, que le public a longtemps applaudi.

Mettant en valeur les voix présentes et étoffées de Youcef Ait Meziane, Sarah Zitouni, Haroun Chettab, Fatma Zohra Hammouche, Omar Boudellel, Maya Barafane et Nazim Lemnouar, l’ensemble, parmi lequel le violoniste tunisien, Mehdi Zekri, a gratifié l’assistance d’un florilège prolifique de chansons issues du patrimoine.

Les pièces, « Ya ghazel dabyou’L’hima » (inqilab moual), « Qala li nasseh mine enness » (derdj m’djenba), « Dir el ôqqar » (N’çraf m’djenba), « Ya toura » (kh’lass m’djenba) et « Ya men trid ktali »(aroubi), ont constitué l’essentiel du rendu de l’ensemble, sous le regard bienveillant du maestro Abdelhadi Boukoura.

Fondée en 1856 sous le nom de la ‘‘Société des Beaux-arts » (doyenne des associations), puis rebaptisée, l’orchestre de l’association a été créé, lui, en 1980, pour qu’en 2000, l’élève Abdelhadi Boukoura devienne son directeur artistique.

L’association compte actuellement à son actif plusieurs niveaux d’apprentissage et l’enregistrement de cinq CD.

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