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«J’ai trouvé ici la force de combattre la maladie»

Publié le 11/02/2017, par dans Non classé.

Sihem, 45 ans, mère de trois enfants, originaire de Constantine, habite à Dar El Ihssane depuis août 2016.
Si nous disons « habite», c’est parce qu’elle se sent comme à la maison dans ce havre de générosité. Sihem souffre d’un cancer du sein. Elle a achevé ses séances de chimiothérapie, et lors de notre passage, elle venait de subir avec succès une intervention chirurgicale.

Elle a très bonne mine, et à en juger par son humeur guillerette et ses éclats de rire, elle affiche un très bon moral. La sollicitude dont elle fait l’objet de la part de tout le personnel et des bénévoles de la maison d’accueil de l’association Badr n’est certainement pas étrangère à son excellente forme psychologique. « J’ai découvert l’association au moment où je faisais ma première séance de chimio, ici, à Blida. J’ai trouvé leur carte de visite à l’hôpital (Frantz-Fanon, ndlr). Au départ, j’avais l’intention de louer», confie Sihem.

A peine installée, elle a pris ses aises et sa vie a complètement changé. Sihem a trouvé une communauté soudée auprès des autres patients, sans parler évidemment des membres de l’association qui sont aux petits soins avec leurs hôtes. « Je me sens chez moi, on ne manque de rien, El hamdoullah. L’association m’a beaucoup soutenue pour surmonter l’épreuve de la maladie. J’ai trouvé ici la force et les ressources morales pour combattre la maladie.

Certes, c’est Dieu qui donne la force en premier lieu, mais le traitement qui m’a été réservé m’a beaucoup aidée», témoigne-t-elle. S’agissant de l’aspect thérapeutique, elle indique : « J’ai fait sept séances de chimio, et là, j’ai subi une opération. Je l’ai faite le 22 janvier. Un jour sur deux on m’emmène pour changer mon pansement, après, je reviens ici. Après les résultats de l’anapath, j’entamerai la radiothérapie.» Pendant sa chimio, Sihem préférait rester au centre entre les cures, précise-t-elle, sachant qu’elle avait une séance de chimiothérapie tous les vingt-et-un jours. « C’est parce que ces séances de chimio me fatiguaient beaucoup», argue-t-elle. « J’allais chez moi juste pour retrouver mes enfants pendant trois jours, et je revenais aussitôt.»

Elle se sent beaucoup mieux maintenant et ne tarit pas d’éloges sur l’association Badr. « Le centre est très bien tenu. On est vraiment gâtés. On nous ramène même des médecins pour répondre à nos questions. On reçoit la famille, les amis, on est très bien entourés. C’est important pour l’aspect psychologique», insiste-t-elle. Et de faire remarquer : « Malheureusement, à Constantine il n’y a pas un établissement similaire. Rabbi ikather men methalhoum (Fasse Dieu qu’il y ait beaucoup de gens comme eux). Allah ibarek, ici, moustawa, c’est une prise en charge de qualité, et je remercie vivement l’association pour son soutien.»

Au cours de notre bref entretien dans le salon d’accueil, Sihem était en compagnie d’une amie, Aïcha, venue spécialement lui rendre visite. Résidant à Dar El Beïda (Alger), Aïcha était, elle aussi, une pensionnaire du centre. « J’y ai passé un mois et demi. J’y suis restée tout au long de ma radiothérapie», dit-elle. Agée de 43 ans, elle souffrait elle aussi d’un cancer du sein, et à présent elle est complètement guérie. « Je ne l’ai pas prévenue, je voulais lui faire une surprise», sourit-elle en serrant son amie constantinoise. L’image en dit long sur la force du lien qui s’est créé entre Aïcha et Sihem, une relation qui, par-delà les affinités électives, doit certainement beaucoup à l’épreuve commune qu’elles ont partagée. « Il n’y pas qu’elle, c’est comme ça avec les autres aussi.

On est devenu une famille, on ne sent pas qu’on est malades. Peut-être que si j’étais restée chez moi, mon moral aurait été affecté», glisse Sihem, avant de lancer avec détermination : « S’il y a des personnes qui se savent atteintes de cette maladie, il faut qu’elles comprennent que le cancer n’est pas synonyme de mort. Maintenant, j’aspire à une nouvelle vie, je vis une nouvelle naissance. Je me suis entendue avec ma famille pour qu’ils ne me rappellent plus jamais que j’ai été un jour malade une fois que je serai guérie, inchallah. Je ne veux plus qu’on se souvienne de cet épisode. Je dois reprendre ma vie en main !» Nous souhaitons vivement un prompt rétablissement à Sihem et à tous les malades ! Lire la suite

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