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Internet : L’Algérie à la traîne

Publié le 05/07/2016, par dans Non classé.

Un rapport d’Akamai, leader mondial des services de réseau de diffusion de contenu, classe la qualité de débit internet en Algérie à la dernière place.
Le rapport intitulé « State of the internet Q1(2016)» souligne que notre pays est devancé par plusieurs pays africains avec une vitesse de connexion moyenne minimum de 2,2 Mbps.

Il est derrière la Tunisie (4 Mbps), le Maroc (3,9 Mbps), l’Egypte (3,7 Mbps), le Kenya (5,9 Mbps) et l’Afrique du Sud (4,8 Mbps). Ainsi, les opérateurs nous promettent des centaines de mégabits par seconde (Mbps), mais la réalité est bien moins flamboyante. En dépit des discours officiels, l’Algérie arrive difficilement à progresser dans ce domaine.
(Suite page 3) Kamel Benelkadi

Le retard pris par l’Algérie aura des répercussions négatives sur le développement de l’économie numérique. « Il est honteux qu’en 2016, on soit fier d’avoir en moyenne du 2 Mbps alors que des sociétés effectuent des transferts de données, envoient et reçoivent des fichiers. L’économie numérique veut dire que les plateformes de paiement doivent être connectées.

Le ministère délégué auprès du ministère des Finances chargé de l’Economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers sera un moyen de pression sur Algérie Télécom et le gouvernement algérien pour aller vers la numérisation de l’économie qui pourra être le sauveur et nous sortir de la dépendance aux hydrocarbures et permettre aux entreprises de passer cette étape avec facilité», a affirmé Iheb Tekkour, expert dans les TIC, lors d’une déclaration à une chaîne de télévision.

Le chantier est énorme, car le pays demeure à la traîne dans le domaine numérique. Pour preuve, la contribution des TIC au PIB reste insignifiante et ne dépasse pas les 2,9% alors que la moyenne mondiale est de 7%. L’Algérie était classée à la 120e place sur 143 pays, selon le rapport 2015 sur les évolutions réalisées par le pays en matière des TIC du Forum économique mondial. Ajouté à cela la faiblesse du taux de paiement par carte qui ne représente que 1% des transactions bancaires !

Les services en ligne à la disposition des citoyens, facilités par internet, leur donneront envie de se connecter davantage pour accéder à encore plus d’informations et, pourquoi pas, effectuer des démarches sans bouger de chez eux ou mieux encore, en toute mobilité ! Mais cela ne sera possible qu’à la condition que le débit augmente.

Contribution insignifiante au PIB

La demande d’informations en ligne devrait être telle que cela boosterait un développement de contenu utile et de qualité à mettre à la disposition d’un nombre de connectés qui va aller forcément crescendo.

L’Etat doit engager trois actions fondamentales : simplifier et promouvoir l’accès aux équipements et aux services en ligne, disposer d’une régulation au service du citoyen et dont la priorité serait le bien-être et le confort technologiques de l’utilisateur, et surtout disposer d’une meilleure connectivité donnant à tous les citoyens, sans exclusivité, un accès au haut et très haut débit, qu’il soit filaire ou mobile.

Plus que l’accès à l’information et aux divertissements, l’enjeu est économique. Le haut débit peut, selon la Banque mondiale, aider à diversifier les activités économiques et à éviter la dépendance aux ressources naturelles, si importantes en Algérie. Pour appâter l’abonné, les opérateurs ne lésinent pas sur les promesses de débit. Assis devant son ordinateur, dans son salon, ou pendant sa navigation via son smatphone ou sa tablette, l’internaute n’est pas dupe. Il sait bien qu’il n’atteindra jamais les valeurs annoncées.

De son côté, Algérie Télécom, l’opérateur public qui a le monopole sur la téléphonie fixe, l’ADSL et la bande passante, a lancé un grand plan pour la modernisation de ses réseaux internet à travers la densification de la fibre optique afin de permettre de fédérer les réseaux, voix et data au niveau national ainsi que la généralisation de l’utilisation du support en fibre optique au niveau urbain.

Selon des observateurs, la solution serait d’ouvrir ce chantier à l’investissement privé, principalement aux opérateurs de la téléphonie mobile, ce qui pourrait accélérer la connexion de toutes les régions du pays en fibre optique, réduire les dépenses de l’Etat et surtout éviter que des pannes géantes d’internet se reproduisent, comme ce fut le cas en octobre 2015. Lire la suite

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