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Inquiétante instabilité à la tête de Sonatrach

Publié le 21/03/2017, par dans Non classé.

La valse des PDG continue à la tête de la Sonatrach. Le vent d’instabilité qui a soufflé sur la plus importante compagnie nationale en janvier 2010 n’a pas encore fini de troubler sa quiétude.
En sept années, Sonatrach aura consommé quatre PDG, tous présentés pourtant au moment de leur nomination comme les porteurs du redressement de la compagnie et les hommes de la situation. Amine Mazouzi, qui était à la tête de Sonatrach depuis mai 2015, est limogé comme l’ont été avant lui Saïd Sahnoune (2014-2015), Abdelhamid Zerguine (2011-2014) et Noureddine Cherouati (2010-2011). Quatre cadres qui ont hérité de la difficile mission de tenir le gouvernail de la compagnie pour certains en plein tempête du scandale Sonatrach 1 et 2, et pour d’autres dans la tourmente de la chute des prix du pétrole.

Au-delà des noms et des CV qui défilent au premier poste de responsabilité de la compagnie, c’est la problématique de la gestion d’une institution garante de la souveraineté nationale sur les richesses en hydrocarbures qui est posée. Comment peut-on traiter du présent et de l’avenir de la mère nourricière du pays avec tant de désinvolture ?

Même s’il n’est pas interdit de changer de PDG, il n’est toutefois pas permis de le faire toutes les deux ou trois années et surtout pas dans une conjoncture marquée par de nombreuses incertitudes. Se relevant difficilement du lourd préjudice causé par la scandaleuse gestion « Khelil, Meziane et Hemch», Sonatrach ne peut se permettre d’autres faux pas. Il y va de sa survie et de celle du pays.

Le tourbillon d’instabilité dans lequel on veut la maintenir pose la problématique de l’interdépendance du management de la compagnie nationale et le centre du pouvoir politique. Principal pourvoyeur des ressources financières du pays, Sonatrach ne peut plus être gérée comme une caisse à monnaie et son PDG comme un simple caissier. Il y a urgence à repenser le mode de gestion de cette grande entreprise dont dépendent des milliers de travailleurs, mais surtout l’économie de tout un pays. Il est même inquiétant de voir s’exécuter une valse de pantins en mode de gestion de la plus importante compagnie nationale.

Qu’on dise à l’opinion publique ce qu’on reproche à ceux qui partent, et ce qui est attendu de ceux qui viennent. De plus, ceux qui partent sont-ils comptables d’une gestion dont ils n’ont pas eu toute latitude d’exécuter ? Loin des tonitruants remplacements de PDG, on assiste à une saignée silencieuse de cadres, d’ingénieurs et de techniciens qui quittent le navire Sonatrach pour d’autres compagnies concurrentes, ici ou ailleurs. Chaque départ porte en lui une expertise et un savoir-faire perdus. C’est la plus désastreuse conséquence de l’instabilité… de Sonatrach.

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