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Il participe pur la seconde fois aux législatives : Le PLJ, le parti du juste milieu

Publié le 15/04/2017, par dans Non classé.

Dès sa fondation en 2009, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) s’est inscrit dans le prolongement de l’esprit politique incarnait par la figure de Ahmed Taleb Ibrahimi lors de l’élection présidentielle de 1999 dans laquelle Mohamed Said, Fondateur et président du parti en avait joué un rôle important.
Une ligne politique d’opposition modérée. C’est un parti du juste milieu. A mi-chemin entre l’opposition traditionnelle qu’il  » respecte » et le pouvoir qu’il  » convier à faire sa mue». Mohamed Said croit à l’existence des  » forces de changement en latences aux différents échelons du pouvoir ». C’est entre celles-ci et l’opposition attachée à l’action légale qu’il entend jouer le rôle de trait d’union. Un parti politique pas si facile à tenir du fait d’un pouvoir obstiné à se maintenir contre les vents et les marrées du changement démocratique.

Tenant compte des rapports de forces politiques internes et du climat politique régional menaçant, le PLJ privilégié l’option d’une négociation à la rupture. Une sortie de crise fondée sur « une consensus nationale». Le parti s’est donné comme objectif stratégique un « changement ordonné » dans la nature du régime qui s’appuie sur des acquis de la nation comme « la réconciliation qui reste à consolider». Il fait de la participation aux élections un choix stratégiques pouvant faire peser sur les rapports de forces à l’intérieur du pouvoir. Une option qui pour l’instant et depuis l’expérience parlementaire depuis 1997 n’a pas réussi à faire bouger les lignes de l’autoritarisme fixées par le pouvoir. Mohamed Said, candidat à la présidentielle de 2009, puis ministre de la communication (2012 – 2013) a eu à confirmer cet état de fait. Un choix qui a surpris jusqu’au rangs de son parti, mais qui déçus.

Au ministère de la Communication, Mohamed Said n’a pas réussi à laisser son empreinte dans un secteur marqué par une anarchie. Tanguer entre un entrisme timide et une opposition tempérée rends inaudible la voix et la voie du parti au sein de l’opinion. Il est fortement critiqué à sa gauche par les tenants d’une opposition partisane d’une rupture certes en douce avec le système du pouvoir, et « snober» royalement à sa droite par un le pouvoir et ses alliés.

A sa décharge, le parti de la justice et de la liberté est une jeune formation politique qui s’emploie difficilement à se faire une place dans un paysage politique saturé où les lignes entre les grandes familles idéologiques se confondent. Philosophiquement proche du courant « nationaliste et réconciliateur» incarné entre autre par Ahmed Taleb Ibrahimi, le parti de Mohamed Said n’arrive toujours à trouver son espace politique. La caution morale de Taleb qui a accepté le poste honorifique du président d’honneur lors du dernier congrès du parti (janvier passé) va-t-il aider le PLJ à engranger des voix et faire meilleurs scores que les élections législatives de 2012 où il n’a obtenu aucun siège? Sans encrage populaire, le parti a présenté seulement vingt listes électorales. Néanmoins, le PLJ veut se saisir de la tribune qu’offre la campagne électorale mieux faire connaître le parti, son programmes, ses cadres et ses positions. Lire la suite

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