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Il faut créer des lieux de loisirs de proximité pour lutter contre la violence à l’égard des enfants, selon des spécialistes

Publié le 19/11/2016, par dans Non classé.

La violence à l’égard des enfants en Algérie s’installe plus que jamais et elle est « extreme »déplore Abderrahmane Arrar, président du réseau NADA qui regroupe en son sein 150 associations, à la veille de la célébration de la journée mondiale des droits des enfants.
Il est temps d’en finir avec les solutions de « bricolage » avertit le conférencier, invité du forum El Moudjahid. Il est meme temps d’aller dans la profondeur de cette violence là. Les indicateurs sont au rouge et « les liens familiaux sont infectés » prévient-il. Aujourd’hui, « on est arrivé au point où l’enfant est utilisé dans le réglement des comptes au sein du couple » appuie l’intervenant au forum d’El Moudjahid. Amer, le président du réseau NADA relate à l’assistance quelques cas de violence dont les témoignages ont été recuillis dans le cadre du travail associatif de NADA. Des cas de violence dont les auteurs ne se limitent pas à l’agression de l’enfant mais en meme recourent à des formes de violence les plus inimaginables.

Pour A. Arrar, si l’Algérie est arrivée à ce point extreme de violence, cela est du au fait que l’enfant ne dispose pas de lieux de loisirs de proximité. Pour lui, des cités sont construites par ci par là, sans prendre en compte l’aspect des loisirs: piscine, theatre ou encore cinéma…énumère-t-il.

Pour le défenseur des droits des enfants, l’Algérie doit aussi investir dans le mouvement associatif afin de faire face à la violence. Il déclare dans ce sens que dans chaque wilaya doit s’implanter un réseau d’associations qui regroupe des professionnels de tous bords.

Par ailleurs et dans le cadre de la célébration de la journéé internationale des droits des enfants, le conférencier a révélé que l’Algérie a du mal à préserver ses acquis en matière de protection de ses enfants et on est loin des standards internationaux . Dans un récent rapport, le comité international des droits des enfants a émis 94 réserves concernant les droits des enfants en Algérie, et ce d’autant plus que 13 décrets exécutifs en rapport avec les droits des enfants n’ont pas encore été publiés à cause des lourdeurs bureaucratiques.

Pire encore, à cause des conflits familiaux 500 000 enfants ne sont pas scolarisés en Algériey compirs dans la capitale: des enfants nés sous X, des enfants fruits des mariages avec la fatiha…A.Arrar ajoute que’entre 11 000 et 13 000 enfants algériens (age pénal est de 13 ans) passent devant le procureur de la République chaque année et ce avec tous les dangers que cela représentent pour l’enfant. Le conférencier a aussi insisté sur la parole de l’enfants violenté dans le processus judiciaire, une parole qui hélas n’est pas prise en compte. Lire la suite

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