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«Il faut changer tout le système pour préserver la nation»

Publié le 02/05/2016, par dans Non classé.

Lors d’une conférence animée, samedi, à l’auditorium Hasnaoua de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, dans le cadre de l’activité mensuelle du think tank IFAW (club de débat des étudiants de l’UMMTO),
Ahmed Benbitour a souligné que le pouvoir actuel est dans la déliquescence car, selon lui, les décideurs sont défaillants. C’est pour cela, d’ailleurs, qu’il préconise le changement de tout le système de gouvernance afin, a-t-il longuement insisté, de « préserver la nation».

Pour étayer ses propos, l’ancien chef de gouvernement a évoqué « l’institutionnalisation de la corruption qui s’est généralisée». « Il ne faut pas seulement changer les personnes, il faut le départ de tout le système. On doit quitter la rente et la prédation pour aller vers la promotion de l’économie et des compétences nationales, la restructuration de l’administration judiciaire ainsi que définir la politique sectorielle du développement», a expliqué le conférencier.

Et d’ajouter : « La fermeture du champ politique est l’élément déclencheur de la catastrophe.» « Il faut assurer un enseignement de qualité et rendre la relation entre l’université et l’entreprise capitale», a-t-il plaidé avant d’estimer que la chute des prix du pétrole est durable dans la mesure où, a-t-il fait remarquer, il y a une faible demande d’énergie à l’échelle mondiale. « La baisse des prix du pétrole n’est pas conjoncturelle car, il y a une demande très importante de l’offre. Il y a des pays, comme les Etats-Unis, qui sont passés d’importateurs à exportateurs de pétrole», a-t-il affirmé devant une assistance composée essentiellement d’étudiants et d’enseignants de l’UMMTO.

Evoquant les conséquences de cette situation, M. Benbitour soutient que « nous sommes bien installés dans les années de disette». « Les dépenses publiques ont augmenté de 55%. Le Fonds de régulation des recettes sera épuisé à partir de 2017. Les réserves seront également vides dans moins d’une année. La dévaluation du dinar n’a rien à voir avec la politique monétaire», a-t-il souligné, tout en expliquant que cela est déterminé par le transfert des recettes des exportations vers la monnaie nationale afin de permettre à l’Etat d’augmenter le budget.
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