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Hommage au poète de la Casbah Himoud Brahimi 

Publié le 02/07/2017, par dans Non classé.
Hommage au poète de la Casbah Himoud Brahimi

ALGER- Une rencontre en hommage au poète Himoud Brahimi, plus connu sous le nom Momo, a été animée samedi à Alger par ses compagnons de route en commémoration du 20e anniversaire de sa disparition.

Organisé par les Editions El Ibriz en partenariat avec la Fondation Casbah et l’Association Lumières, l’hommage a été marqué par la présence des amis et la fille de Himoud Brahimi, le « poète de la Casbah » comme le surnomment ses amis, aux côtés de Belkacem Bababaci, président de la Fondation Casbah.

Ce dernier qui s’est étalé sur son parcours, se rappelle d’un homme « facétieux » et « passionné des lettres et des arts ».

M. Babaci témoigne que Momo, comme il se plait à le surnommer, côtoyait de grandes figures de la littérature, imprégnées de la culture algérienne à l’instar de l’écrivain et journaliste français Albert Camus ou encore l’écrivain et philosophe Roger Garaudy.

Réputé pour être un homme qui intercédait entre les autorités et les citoyens de la Casbah, M. Babaci rappelle que Momo était « très attaché » au plus vieux quartier d’Alger d’où il est natif en 1918.

Il était, a-t-il encore rappelé, un des membres fondateurs de l’association « Les amis d’Alger » qui deviendra plus tard la Fondation Casbah.

De son côté, sa fille Doudja est longuement revenue sur le parcours d’un père « orphelin très affectueux et surtout studieux ».

Son père, raconte-t-elle, fréquentait les collèges français à Alger- alors sous occupation- sans toutefois y être inscrit. Encore adolescent, Momo, témoigne-t-elle, déclamait des poèmes qu’il rédigeait lui-même.

Doudja apprend à l’assistance que son père « mordu » de cinéma, était un soufi.

Pour sa part, Hocini Redouane Hamza, compagnon du défunt, évoque un poète, un père et un ami « modeste et humain », rappelant que l’influence du soufisme chez Himoud Brahimi s’est traduite à l’ « Identité suprême », un manifeste sur la théologique et philosophique sorti en 1958 en pleine Guerre de libération.

Il a également écrit plusieurs poèmes, recueillis et édités à titre posthume dont « Momo, les mots, le verbe et les paroles », un recueil de textes présentés par Jean-René Huleu sorti en mars dernier aux éditions El Ibriz et « Momo, la magie des mots », autre recueil paru en 2006 aux éditions Alpha.

Himoud Brahimi s’est également illustré au cinéma dans le film « Tahya ya Didou » de Mohamed Zinet et « Taxi El makhfi » (Le clandestin) de Benamar Bakhti . Il décède en 1997 à Alger à l’âge de 89 ans.

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