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Hommage à un grand bâtisseur

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

La SNATPB avait réalisé plusieurs complexes dédiés à l’industrie du textile et du cuir.
Cela fait 25 ans que Mohamed Arezki Lounis-Khodja, fondateur et président-directeur général de la Société nord-africaine des travaux publics et bâtiment (SNATPB), a quitté ce bas monde. Manager, aux compétences reconnues aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, ce défunt PDG a su, en un quart de siècle, bâtir une grande entreprise qui rivalisa avec les groupes internationaux fortement présents sur un marché national en plein essor. Ses proches et anciens cadres lui ont bien rendu hommage, 25 ans après sa disparition. Décédé en janvier 1991, Mohamed Arezki Lounis-Khodja a légué un outil de construction fiable et efficace.

Créée en 1965, la SNATPB a longtemps fait le bonheur de l’Algérie. Des logements aux zones industrielles en passant par les infrastructures de base, la SNATPB était partout. Elle a été l’une des premières entreprises à voir le jour au lendemain de l’Indépendance. Spécialisée dans les travaux publics et le génie civil industriel, la SNATPB avait pu réaliser avec efficacité des centaines de grands projets nationaux. En quelques années, cette société avait réalisé les gros œuvres de plusieurs grandes cimenteries qui existent encore aujourd’hui, à l’instar de la cimenterie de Meftah, celle de Hadjar Soud ou encore celle de Chlef.

Avec des techniques jugées révolutionnaires à l’époque, la SNATPB a réussi à s’imposer comme l’un des principaux « bâtisseurs» au niveau national. Ses réalisations ne se limitaient pas à cela. Elle avait également construit les gros œuvres de plusieurs complexes sidérurgiques et industriels, à l’image de l’emblématique El Hadjar (aciérie, laminoir à chaud, laminoir à froid, tuberie sans soudure…). La SNATPB avait eu également à réaliser plusieurs complexes dédiés à l’industrie du textile et cuir.

Parmi les usines construites par cette société, celle de Draâ Ben Khedda qui existe encore et celle de Oued Tletat, dont le site accueille aujourd’hui un complexe dédié au montage de véhicules Renault. Il y a aussi des usines de tannage de peaux à Jijel et Bouira ainsi que celle des chaussures de Dellys. La SNATPB avait également la technicité qui lui a permis de construire des stations de traitement des eaux usées, comme celle de Fergoug d’El Mohammadia, à l’ouest du pays et celle de Médéa.

C’est aussi cette société qui avait construit les sucreries et raffineries d’El Khemis et de Guelma. C’est elle aussi qui avait fait les gros œuvres de l’emblématique salle Harcha Hassan à Alger. « L’édification des ouvrages d’art est en même temps celle de l’Algérie, de sa vie économique, sociale et politique», écrivait Mohamed Arezki Lounis-Khodja qui, de l’avis de ceux qui ont eu à travailler avec lui, avait la culture pluridisciplinaire qui existait dans son activité mais aussi une compétence multiforme d’un véritable chef d’entreprise. Lire la suite

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