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Guerre de libération: le rôle de la littérature et des arts à faire connaître la cause algérienne mis en exergue

Publié le 06/11/2018, par dans Non classé.

TLEMCEN – Les participants à une rencontre nationale sur la littérature révolutionnaire, organisée mardi à Tlemcen, ont affirmé que la littérature et les arts ont joué un grand rôle à faire connaître la cause algérienne durant la guerre de libération nationale.

L’universitaire, spécialisé dans l’histoire, Chaib Megnounif, de Tlemcen a souligné, lors de cette rencontre organisée par le palais de la culture « Abdelkrim Dali » sous le thème « La révolution algérienne et la création littéraire », que les poètes du melhoun ont eu une contribution efficace à faire connaitre la cause algérienne et les crimes du colonisateur français à travers leurs poèmes.

Les poètes du Melhoun ont ravivé le sentiment patriotique chez les citoyens pour une mobilisation autour de la glorieuse Armée de libération nationale et des militants. Les qacidate du Melhoun ont témoigné des étapes de la guerre de libération nationale dont des poèmes de Fatima Mansouri de la wilaya d’El Oued, qui a été emprisonnée plusieurs fois à l’époque coloniale à cause des ses vers.

Le metteur en scène Samir Zemmouri d’Oran a évoqué la première troupe artistique du Front de libération nationale (FLN) créée en 1958 à Tunis sous la direction de l’artiste, écrivain et dramaturge Mustapha Kateb, composant pour le théâtre et la chanson.

Le doyen du théâtre Mohammed Boudia accompagnait Mustapha Kateb dans ses campagnes de sensibilisation des artistes algériens du pays et de l’étranger en intégrant plus de 30 comédiens dont Rouiched, Taha Lamri, Abdelhalim Rais, Hassan El Hassani Fadéla Dziria et autres dans la troupe de théâtre, a-t-il rappelé.

Samir Zemmouri a indiqué que ces artistes ont contribué à faire porter haut la cause algérienne décrivant la souffrance du peuple algérien et dénoçant les affres du colonisateur français dans les pièces théâtrales dont « El Khalidoune » (Les immortels) et « Les enfants de la Casbah » qui ont sillonné plusieurs pays arabes et étrangers dont l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, La Libye, l’ex URSS et l’ex Yougoslavie dans le cadre de tournées artistiques de soutien à la cause algérienne.

Les œuvres théâtrales relataient la souffrance du peuple algérien sous le joug du colonialisme et leurs sequelles après l’indépendance du pays où Mustapha Kateb fut désigné directeur du Théâtre national algérien (TNA) en 1963, dont la pièce « 132 ans » du dramaturge Ould Abderrahmane Kaki, « Le cadavre encerclé » écrite par Kateb Yacine et mise en scène par Mustapha Kateb et « Les martyrs reviennent cette semaine » de Tahar Ouattar qui a obtenu le grand prix au festival de Carthage (Tunisie) en 1987.

Cette rencontre, qui a enregistré la participation de poètes, réalisateurs et dramaturges de 14 wilayas du pays, a été marquée par des récitals poétiques du recueil du poète martyr Rabia Bouchama et un hommage à l’enseignant de littérature arabe à l’université de Tlemcen, Ahmed Taleb qui a écrit plusieurs thèmes sur la littérature de la révolution.

Le poète martyr Rabia Bouchama, né en 1916 dans la wilaya de Sétif, a adhéré l’Association des ulémas musulmans algériens et a pris part à la guerre de libération nationale. Il fut prisonnier plusieurs fois et torturé par le colonisateur français. Il tomba au champ d’honneur en 1959 laissant derrière lui plusieurs œuvres dont son recueil de poésie publié par le musée national du moudjahid.

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