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Gel des greffes rénales dans plusieurs centres hospitaliers

Publié le 11/06/2018, par dans Non classé.

De nombreuses listes de couples de donneurs-receveurs pour une greffe rénale, préparées dans les services de néphrologie des principaux centres hospitaliers dans la perspective d’une transplantation, sont en attente depuis plusieurs mois.
L’activité de greffe rénale est actuellement gelée dans les différents centres greffeurs, qui sont plus d’une dizaine à travers le territoire national. « Les transplantations rénales se sont ralenties depuis 2015 pour des raisons qu’on ignore, alors que toutes les conditions étaient réunies depuis longtemps», déplore M. Boukhors, président de la Fédération nationale des insuffisants rénaux (FNIR).

Les dernières opérations remontent à décembre 2017 pour certains centres, en l’occurrence le CHU Mustapha Pacha, alors que d’autres connaissent un réel ralentissement de l’activité en raison de manque de moyens matériels et humains, tels que Beni Messous, Tizi Ouzou, Constantine, Sidi Bel Abbès, etc.

De nombreuses listes de couples de donneurs-receveurs pour cette greffe rénale, préparées dans les services de néphrologie des principaux centres hospitaliers dans la perspective d’une transplantation, sont toujours en attente depuis plusieurs mois. Une situation inextricable pour les malades qui attendent depuis des années d’être soulagés du mal qui les ronge.

Les équipes médicales, notamment les néphrologues, tentent tant bien que mal de préparer les dossiers des malades en effectuant tous les examens nécessaires et préalables à la greffe, malheureusement ils doivent attendre des mois, voire des années.

« Nous n’avons pas greffé depuis décembre 2017 suite à la décision de l’administration de l’hôpital de suspendre le salaire du chirurgien référent, le Pr Laribi, alors qu’il a été détaché officiellement par décision ministérielle en 2015 pour assurer l’activité de greffe au sein de l’établissement hospitalier universitaire Mustapha Pacha. Les malades ont été préparés, malheureusement ils n’ont pas été greffés.

Les patients soumis aux épouvantables séances de dialyse vivent avec l’espoir d’être greffés. Nous sommes obligés de tout refaire. C’est une perte de temps et d’argent. Ils sont une quarantaine de couples qui attendent cette greffe à qui nous avons proposé d’être pris en charge ailleurs, mais ils ont préféré attendre», regrette le Pr Hadoum, chef de service de néphrologie au CHU Mustapha Pacha.

Et de signaler qu’en dépit de tous les moyens disponibles au niveau de l’hôpital, doté de tout l’équipement moderne et des blocs opératoires, « on nous a obligé à cesser l’activité, mais nous restons confiants et nous souhaitons que le chirurgien soit rétabli dans son activité afin de pouvoir soulager nos patients». Et de rappeler que la Jordanie, qui dispose de 11 centres greffeurs, réalise 1200 greffes par an, et 120 Algériens y ont été greffés en 2017.

Contacté par nos soins, le chirurgien, le Pr Laribi, n’a pas souhaité s’exprimer à ce sujet. Pour de plus amples informations, nous avons tenté de joindre le directeur général de l’hôpital, M. Banana, sur son téléphone, mais en vain.

La chargée de la communication que nous avons contactée nous a affirmé que le directeur était occupé. Par ailleurs, outre le CNMS qui réalise, depuis plus d’un mois, trois greffes par semaine, le CHU de Blida n’assure plus de greffe depuis plusieurs mois tout comme le CHU de Tizi Ouzou, alors que le CHU de Beni Messous est lui à l’arrêt depuis deux ans.

« Depuis l’ouverture de l’Institut du rein en janvier 2018, on nous a signifié qu’aucune greffe ne sera pratiquée au niveau de notre structure», affirme un chirurgien du CHU de Blida. Le service de transplantation rénale de l’EHS Docteur Abdelkader Boucherit de Constantine n’a effectué aucune greffe rénale depuis 2014, et ce, en dépit de l’existence de trois salles d’opération fonctionnelles, conformes et dotées d’équipements modernes, a rapporté, la semaine dernière, l’APS.

Pour la Fédération nationale des insuffisants rénaux, la transplantation est un sujet qui fait, hélas, l’objet de tapages sporadiques « des promesses non tenues par divers responsables et par des personnes en quête de publicité, alors que des milliers d’Algériens (plus particulièrement des enfants) souffrent le calvaire ou décèdent dans l’indifférence totale de ceux chargés de les soigner, les sécuriser et les accompagner».

Elle estime que la situation est actuellement intenable, relevant que devant « l’opacité, le manque d’information, de communication et le mépris envers les malades, nous demandons l’intervention de monsieur le président de la République afin de mettre fin à cette incurie». Mais selon l’Agence nationale de la greffe, la situation s’arrangera dans les prochaines semaines. « Une organisation sera mise en place prochainement afin de remettre tous ces centres en service», affirme-t-on. Lire la suite

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