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Finances : Belaïb ne veut pas «diaboliser» la dette extérieure

Publié le 20/10/2015, par dans Non classé.

Un éventuel recours de l’Algérie à un emprunt extérieur pour financer des projets d’investissement ne devrait pas être « diabolisé», car il ne signifie, en aucun cas, une vulnérabilité financière du pays, a déclaré, hier à Alger, le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb.
Le ministre a tenu ces propos en réponse à une question de la presse, en marge d’une réunion de travail avec l’Union nationale des paysans algériens (UNPA). Pressé par les journalistes de fournir plus de précisions sur une déclaration qu’il avait faite récemment sur un emprunt que pourrait contracter l’Algérie auprès de la Chine, le ministre a répondu : « Pourquoi diaboliser l’endettement (extérieur) de cette manière ? C’est (le fait de diaboliser) une démarche qui n’est pas sensée.»

Selon lui, il arrive fréquemment que même des pays riches recourent à des emprunts extérieurs, et lorsqu’un pays utilise judicieusement l’argent emprunté, il lui est alors préférable d’épargner les ressources financières qu’il possède. « Beaucoup de pays sont endettés dans le monde, et très souvent, il s’agit de pays des plus riches. Mieux encore, la raison de leur richesse s’explique par un bon endettement», a-t-il soutenu.

Interrogé sur le montant et le taux du prêt que l’Algérie envisage de contracter auprès de la Chine, M. Belaïb a considéré qu’ « un gouvernement sérieux, lorsqu’il évoque la possibilité d’emprunter, il ne peut pas donner les résultats à l’avance avant même de s’entendre avec son partenaire (créancier)». Il a, toutefois, rassuré qu’une fois contracté, ce crédit financera des investissements « utiles» : « Si l’on a parlé de crédits (extérieurs), c’est qu’ils seront destinés à financer des projets utiles dans le pays.»

Lors d’une réunion de travail, tenue samedi dernier, avec le président du Conseil chinois pour la promotion de la coopération Sud-Sud, M. Lu Xin Hua, M. Belaïb avait évoqué la possibilité de l’Algérie de contracter un prêt auprès de la Chine pour financer certains grands projets. Il avait alors précisé qu’il s’agissait d’une « exception» que compte faire l’Algérie, étant donné « les faibles taux d’intérêt appliqués par la Chine et la qualité des relations entre les deux pays». Lire la suite

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