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Fin de mission pour Amar Ghoul

Publié le 13/06/2016, par dans Non classé.

L’homme a fait montre dans ce domaine d’une capacité dans le retournement de veste, au service de ses propres ambitions, prodigieuse.
Il a côtoyé huit Premiers ministres, connu plus d’une dizaine de remaniements ministériels sans jamais être inquiété, et a établi un nouveau record de longévité au poste de ministre, digne de ceux qui avaient cours du temps de l’ex-URSS. Pendant 17 longues années, Amar Ghoul a été une énigme. Voilà un ministre de la République sans envergure, ni compétence, dont le nom est cité dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest et qui a vécu aux crochetx de la République sans jamais être inquiété.

En réalité, celui que l’on surnommait Auto-Ghoul est, depuis l’arrivée au pouvoir du président Bouteflika, l’archétype du politicien prêt à tout pour rester en poste, même si cela passe par la trahison des siens. L’homme a fait montre dans ce domaine d’une capacité dans le retournement de veste, au service de ses propres ambitions, prodigieuse.

Etoile montante du MSP, dont il a été l’une des têtes de liste lors des législatives de 2012, à Alger, où il a enregistré le meilleur résultat de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV, islamiste), il lance TAJ quand son parti décide de se retirer du gouvernement. La formation politique se voulant un grand rassemblement de nationalistes, islamistes et démocrates dans l’optique de sa candidature en 2014, va très vite se mettre au service exclusif du président Bouteflika.

En récompense, le natif de Aïn Defla va faire élire à l’APN, lors des législatives de 2012, une quarantaine de députés et… affaiblir son ancien parti. Un exploit qui fera dire à Fawzi Rebaïne, président de Ahd 54 : « TAJ est un bébé né avec une barbe.» Par la suite, « Monsieur autoroute» n’hésite pas à trahir publiquement le général Toufik et l’ex-DRS, pour sauver sa tête et son poste.

Dans un entretien à la chaîne Ennahar TV, il accuse les Services de renseignement d’avoir préfabriqué des dossiers de corruption pour nuire au Président et à ses projets, dont celui de l’autoroute Est-Ouest. Plus grave encore, il affirme que sous Toufik, le DRS était divisé entre deux clans, les bons et les méchants. Aujourd’hui lâché, Amar Ghoul, amoureux de foot, pourra se consoler en regardant l’Euro sur son téléviseur, tout en priant pour rebondir rapidement. Lire la suite

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