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Fin de mandat pour le PCA et nomination de trois administrateurs retraités

Publié le 16/10/2016, par dans Non classé.

S’attendant à une réaction énergique à même de remettre les pendules du complexe d’El Hadjar à l’heure, les sidérurgistes ont été déçus, hier, lorsqu’ils ont appris que la montagne a accouché d’une souris.
En effet, il a été mis fin au mandat du président du conseil d’administration (PCA) du groupe Sider, Chiboub Hasnaoui, jeudi soir, avons-nous appris d’un membre de cette assemblée. Outre cette résolution, votée lors d’une assemblée générale extraordinaire (AGE), tenue au siège d’Imétal à Alger, il a été décidé également de nommer trois autres administrateurs retraités, dont les nouveaux PCA et le directeur général, mardi prochain, à la faveur d’un conseil d’administration (CA).

Les réactions n’ont pas tardé. S’adressant au ministre de l’Industrie, les cadres du complexe Sider El Hadjar estiment que « s’il faut procéder à un changement, c’est du côté de la direction générale d’Imétal qu’il faut l’appliquer. Etranger au secteur, retraité qui plus est, l’actuel directeur général de ce groupe n’a rien apporté de positif à l’usine qui est à l’arrêt depuis presqu’une année». Concernant les nouveaux administrateurs, la même source se dit dépitée de voir encore des retraités, qui n’ont pas réussi ailleurs leurs missions, désignés à la tête de l’usine d’El Hadjar.
Par ailleurs, les contestataires relèvent que « l’un des nouveaux administrateurs assure la même mission à Algerian Qatar Steel (AQS), le plus important concurrent de Sider El Hadjar. Il n’est pas normal d’être administrateur de deux entités concurrentes avec la possibilité d’être élu PCA».

En effet, d’aucuns estiment que les choix du ministre de l’Industrie en matière de ressources humaines, pour réussir la renationalisation du complexe sidérurgique d’El Hadjar qui tourne actuellement au fiasco, sont mauvais. Ils sont basés sur des cadres souvent retraités, issus généralement du secteur du bâtiment, dont l’incompétence en matière de sidérurgie est criante. L’aspect financier n’est pas en reste puisque des enveloppes financières en milliards, en devises et en dinars, ont été dépensées sans pour autant arriver à redémarrer le haut fourneau, le maillon fort de la chaîne de production de l’acier liquide. Non tenues, les promesses de son redémarrage se suivent et se ressemblent depuis février 2015 ; la dernière en date était pour le mois en cours.

Aussi, pour des raisons ou d’autres, les entreprises étrangères qui se sont succédé sur les chantiers du complexe n’ont pas pu atteindre l’objectif escompté, mettant dans l’embarras la tutelle et les décideurs politiques. Ce qui a poussé ces derniers à décider de passer au limogeage des cadres du groupe Sider et du complexe d’El Hadjar. A moins d’une révision urgente en matière de choix des cadres dirigeants, en écartant les retraités du secteur du bâtiment, l’acier liquide ne coulera pas de sitôt au niveau du complexe sidérurgique d’El Hadjar.
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