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Festival du film amazigh : Izuran n Izlwan, un hymne au chant traditionnel mozabite

Publié le 25/02/2018, par dans Non classé.

TIZI-OUZOU – « Izuran n Izlwan », un documentaire en compétition pour l’Olivier d’Or du festival culturel national annuel du film Amazigh (FCNAFA) qui s’est ouvert samedi à Tizi-Ouzou, du jeune réalisateur Hamou Oudjana, est un hymne au chant traditionnel mozabite.

Ce film d’une durée de 26 minutes en mozabite et sous titré en arabe, projeté, dimanche à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, au premier jour des compétitions, tente de retracer l’histoire des chants qui rythment le quotidien des habitants de la vallée du M’zab, depuis la naissance, le nouveau-né étant accueilli avec des chants lui souhaitant santé et avenir prospère.

Le film s’ouvre sur une série de séquences courtes de chants traditionnels interprétés par des hommes en habit traditionnel qui, parfois exécutent des danses, plongeant d’emblée le spectateur dans ce patrimoine culturel ancestral.

Le réalisateur fait ensuite intervenir plusieurs personnes, entre vieux gardant en mémoire des poèmes anciens dont on ignore le compositeur, et des spécialistes pour parler d’Izelwan (poésie et musique), leur histoire, leur évolution, l’influence des autres langues (arabe et français) sur la poésie mozabite et des autres cultures sur les modes musicaux locaux.


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Des extraits de chants sont savamment introduits et à « juste dose », tout au long du film, ponctuant et illustrant les explications des intervenants. Le réalisateur n’a pas omis d’intégrer un extrait de deux célèbres chants mozabites Nanni miden a baba et A lalla zet izettwan, très populaires dans la vallée du M’zab.

Ce documentaire s’achève en mettant l’accent sur la préservation de ce patrimoine culturel riche qui véhicule les valeurs de la vie, transmis de génération en génération, souvent oralement et dont des pans entiers disparaissent avec la mort de vieux et des vieilles. Un hommage particulier est rendu à la femme mozabite qui continue de transmettre des chants à ses enfants.

Le film de Hamou Oudjana, qui s’est inspiré du travail de Mustapha Boukertas, lauréat du Prix du meilleur film documentaire lors de la précédente édition du FCNAFA, a-t-il confié à l’APS en marge de la projection, démontre la volonté des jeunes réalisateurs mozabites d’aller vers le professionnalisme, tant par le choix de la thématique et des intervenants, que par la maîtrise des techniques de production d’un film (cadrage, valeurs de plans, axe de placement des personnages…).

Ce film à l’affiche de la 16éme édition du festival du film amazigh n’est pas l’unique à représenter le cinéma d’expression amazighe dans sa variante mozabite puisqu’un deuxième film en compétition « Izmuln n Igrarn » de Oussama Rai, sera projeté lundi dans la catégorie documentaires qui compte 7 films en lice.

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