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Festival du film amazigh: Izmuln n’Igraren, un concentré de référents identitaires de la région d’El Guerrara

Publié le 26/02/2018, par dans Non classé.

TIZI-OUZOU – Le documentaire Izmuln n Igrarn du réalisateur Oussama Rai, projeté lundi à la maison de la culture de Tizi-Ouzou dans le cadre de la deuxième journée de compétition pour l’Olivier d’Or au festival culturel national annuel du film amazigh (FCNAFA), est un concentré de référents identitaires de la région d’El Guerrara (Ghardaïa).

Le réalisateur a choisi d’entamer ce film d’une durée de 40 minutes par un plan sur une palmeraie, le palmier étant l’un des symboles fort de la vallée du M’zab tout comme l’olivier l’est pour la région de Kabylie, et autour duquel s’organise la vie économique des mozabites.

Un homme qui arrive dans la palmeraie guide le spectateur à l’intérieur de cet oasis et explique, tout en montant un palmier, l’importance de Tazdayt, l’arbre béni du désert, pour les habitants de Ghardaïa, et explique l’entretien et autres travaux effectués pour obtenir une bonne récolte de dattes(ou Tini, localement).

De ce plan, le spectateur se retrouve directement et sans transition dans un atelier artisanal de fabrication de bijoux traditionnels en argent, de la région du M’zab. La construction du documentaire se poursuivra ainsi avec un enchainement de plans pour montrer la richesse du patrimoine culturel d’El Guerrara, avec à chaque fois des intervenants qui expliquent tel métier ou tel rituel et son importance dans la vie des habitants d’El Guerrara.

Oussama Rai a fait ainsi se succéder des scènes de travail du cuir, des jeux de société d’enfants qui se pratiquent avec cinq petites pierres qu’on lance dans l’air pour essayer de les rattraper (alqafen), l’habit traditionnel de la mariée avec ses accessoires, le rituel du nouveau-né qui est raconté plutôt que filmé, l’apprentissage du coran aux enfants, avant de revenir vers la palmeraie où l’on retrouve l’homme sur « son » palmier.

Des appels pour la préservation de ce patrimoine culturel matériel et immatériel et particulièrement de l’artisanat traditionnel menacé par des produits bas de gamme moins chers, sont lancés vers la fin du film qui se termine sur le départ de l’homme qui quitte sa palmeraie.

Voulant montrer un maximum de référents identitaires, le réalisateur a enchainé les plans sans qu’il y ait un fil conducteur, une trame qui permettrait de les lier et d’harmoniser le tout, a-t-on constaté.

La projection des films en compétition pour l’Olivier d’or pour cette 16ème édition du FCNAFA, se poursuivra cet après-midi et demain, mardi. 17 films sont en lice dont 3 longs métrages, 7 courts métrages et 7 documentaires, rappelle-t-on.

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