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Festival du film amazigh: « Asalay », un musée privé pour les traditions

Publié le 27/02/2018, par dans Non classé.

TIZI-OUZOU – Le film documentaire « Asalay » (Le musée), une immersion dans les arts décoratifs, les traditions et la vie quotidienne des villages de Kabylie au début du XXe siècle, a été présenté au public, mardi à Tizi-Ouzou, par son réalisateur Djamel Bacha.

D’une durée de 52 mn, ce documentaire a été projeté en compétition du 16e Festival national du film amazigh qui se déroule à la maison de la culture Mouloud- Mmmeri depuis samedi.

Ce film zoome sur Ahmed Challal, un personnage très connu en Kabylie, collectionneur d’objets d’art anciens et d’ustensiles du quotidien datant de plus d’un siècle qu’il a récolté pendant toute une vie et qu’il entrepose chez lui.

La maison de Da Ahmed, comme aiment à l’appeler son entourage, est devenu au fil du temps un véritable musée qui déborde en dehors des murs de la demeure, et où s’entassent poteries, ustensiles de cuisine, tissage, métiers à tisser, photographies anciennes et autres toiles et vieux disques.

Se considérant comme gardien d’un temps qui n’est plus, Da Ahmed s’obstine à récolter ce que ces aïeux ont « fabriqué et utilisé pendant des siècles », avant que le confort dit moderne ne « balaye » tout ce savoir-faire en quelques décennies.

Le film, également mené comme un reportage télévisuel, suit le collectionneur qui ne rate pas une occasion d’exposer ses collections et de faire connaître aux jeunes générations un pan de la vie de leurs ancêtres à travers quelques pièces rares qu’il expose et utilise avec fierté.

« Asalay », montre le collectionneur qui fait le tour des festivals et autres manifestations culturelles ou artisanales, et qui fait même parfois le tour des écoles de sa région en plus d’accueillir les curieux dans sa maison devenu, par la force des choses, musée privé et très prisé des traditions populaires.

Cependant l’aspect reportage et l’hommage appuyé au travail du collectionneur ont pris le dessus sur l’œuvre cinématographique, qui se contente de suivre le parcours du personnage et de recueillir des témoignages à son adresse, et l’aspect technique.

Le 16e Festival national du film amazigh se poursuit à Tizi-Ouzou jusqu’au 28 février, avec encore trois œuvres au programme de la compétition.

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