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Festival de la chanson Kabyle: tomber de rideau sur la 11e édition à Béjaïa

Publié le 09/03/2020, par dans Non classé.
Festival de la chanson Kabyle: tomber de rideau sur la 11e édition à Béjaïa

BEJAIA – Le rideau est tombé dimanche sur le 11ème Festival local de la culture et de la chanson kabyle, clôturé par un frénétique gala artistique, déroulé par les femmes et pour les femmes, l’évènement coïncidant avec la célébration de la Journée internationale de la femme.

Dans une salle archicomble, tout en couleur et en parfum, Thanina, Drifa Hennad, Nessrine,Wissam et d’autres se sont relayées sur le plateau pour gratifier le public d’un récital prenant et varié qui a transporté et fait trémousser jeunes et moins jeunes.

De beaux textes, notamment ceux écris ou chanté par l’artiste disparue Djamila, de belle compositions et de merveilleuses interprétations, il n’en fallait pas tant pour mettre le feu à la grande salle du théâtre qui a vibré sans compter et sans réserve.

Du reste, la fête a continué jusque dans les coulisses voire à la sortie du théâtre, où une jonction s’est opérée avec l’arrivée de centaines d’autres femmes, en défilé sur le Boulevard Amirouche.

Cette sortie en apothéose, traduit en fait l’enthousiasme et l’impact de ce festival sur la gente féminine et surtout sa réussite. Durant quatre jours, le public a eu un droit à une animation aussi éclectique que riche, notamment au plan artistique, où les organisateurs ont fait mouche, en alternant les anciennes et les nouvelles stars, en donnant l’occasion aux débutantes de briller et de faire valoir leurs talents ou d’offrir d’agréables surprises, comme ce fut le cas pour Nada Rayhan, portée jusque-là par un registre oriental et qui s’est révélé une voix sublime en kabyle.


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Mais ce n’est pas tout. Le public par les hommages rendus à titre posthume à des vedettes dont feue Djamila, disparue en octobre dernier et le petit Maatoub (Hakim Rahmouni) ou des artistes en devenir mais dont les voix se sont tues, à l’instar de Farid Ben Ahmed, Said Alioui et Abderazek Ghozlane s’en est délecté, en replongeons dans leur répertoires respectifs, d’autant que la célébration de leur mémoire, a été répliquée dans les autres villes de la wilaya, notamment El-Kseur, Amizour et Tazmalt où le Festival a également voyagé.

La manifestation, organisée en guise de rattrapage de la session non tenue en 2019, a donné également d’autres motifs d’attraits, se distinguant notamment par l’organisation d’une série d’exposition sur la culture, la musique et l’artisanat kabyle ainsi qu’une succession de conférences.

Une cérémonie symbolique a été observée dans la foulée pour récompenser les lauréats de cette édition. En fait, ceux-ci étaient connus dès novembre dernier, où leur sélection a été faite précocement pour permettre à la wilaya de Béjaia de prendre part au Festival de la chanson amazighe de Tamanrasset, programmé en décembre 2019. C’est ce qui fut fait. Et cette nouvelle occasion de rattrapage a constitué une opportunité de les représenter au grand public.

Un total de 48 artistes dont 38 femmes ont participé à ce Festival, dont la tenue était « un défi » à cause « des moyens qui lui ont été consacrés », selon le commissaire de la manifestation, le chanteur Azifas, qui affirme l’avoir organisé avec seulement 04 millions de dinars mais en réussissant la prouesse de réunir tout le gotha de la chanson kabyle, notamment Taous, la grande chanteuse Taos, établie en France mais qui foule pour la première fois une scène nationale, ou encore la grande diva qu’est Ldjida Tamejtouht.

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