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Farid Bedjaoui et l’orchestre noir d’Oujda

Publié le 26/05/2016, par dans Non classé.

Né à Alger, le 20 septembre 1969, titulaire effectif de Pearl Partners Limited, résidant à Dubaï, Villa H30 Emirates Hills – titulaire d’un passeport français n°05AE56817.
Farid Noureddine Bedjaoui est le prototype le plus abouti des rejetons de la nomenklatura positionnés sur les sentiers de la rente et décidés à perpétuer business et dynastie. Dans le dossier italien, Farid Noureddine Bedjaoui est le « contact», le « metteur en scène d’un véritable système corruptif, vaste et capillaire» ayant pour objectif d’engranger un maximum d' »assignation de contrats de la part de Sonatrach, l’organisme d’Etat algérien qui gère à l’évidence un trésor». Il est tour à tour « l’ami nécessaire» , « l’intermédiaire», entre les sociétés du secteur pétrole & gaz et Chekib Khelil avec qui Bedjaoui a tissé de « solides, étroits et vieux rapports personnels».

Fils d’un homme d’affaires intimement lié à Omar Habour et à Chakib Khelil, Farid Nourredine Bedjaoui est aussi le neveu d’un ponte du pouvoir, Mohamed Bedjaoui, sujet brillant de la secte d’Oujda dont l’époustouflante carrière internationale ne fut pas cette longue et monotone autoroute Est-Ouest, « l’affaire» dans laquelle il est impliqué… Fils de cordonnier, né à Sidi Bel Abbès, élevé orphelin en banlieue de Tlemcen, l' »oncle» de Farid Bedjaoui a fait du chemin.

Avocat, négociateur à Evian, ministre dans les régimes Ben Bella, Boumediène (successivement ministre la Justice, ambassadeur à Paris) et du régime Bouteflika (président du Conseil constitutionnel, ministre des Affaires étrangères), juge puis président de la Cour internationale de justice de La Haye, haut fonctionnaire, diplomate et médiateur onusien, Mohamed Bedjaoui a mené grand train et a considérablement augmenté les patrimoines de sa famille et du Mouloudia Club d’Oujda. « Nés à Oujda». Dans le dossier italien, les membres (connus) de l’orchestre noir algérien ont un dénominateur commun : Oujda, la capitale de l’Oriental marocain.

Chakib Khelil, Réda Hemch, son neveu et éminence grise (qui a été directeur de cabinet de l’ancien PDG de Sonatrach), Omar Habour, l’intrigant milliardaire de l’Ouest, Mohamed Meziane, Bedjaoui oncle et neveu, en sont soit originaires et/ou ont de profondes attaches et une histoire avec le bourg le plus algérien du Maroc. Omar Habour est né à Oujda en 1939. Pietro Varone dit avoir rencontré Habour à Paris. « J’avais demandé l’aide de Bedjaoui pour acheter l’appartement sis à Besana 6 à Milan. Il m’a dit que j’aurais mon argent par Omar Habour. J’ai rencontré Habour à Paris deux fois en compagnie de Bedjaoui. J’ai compris qu’ils se connaissaient depuis longtemps, car Habour avait travaillé avec le père de Bedjaoui.

Je ne sais pas si Bedjaoui et Habour avaient des rapports d’affaires, je peux dire que les deux étaient très proches de Chakib Khelil.» Hemch Mohamed Réda est né le 28 septembre 1949 à Oujda. « Ce que je sais, dira Tullio Orsi, c’est que certes les décisions étaient prises par Khelil, mais Hemch était une des personnes les plus puissantes d’Algérie. Je n’ai jamais connu ce dernier, mais je peux dire que Reda Hemch, avec le chef des services secrets algériens, le général Toufik, est un des personnages les plus craints en Algérie.» Lire la suite

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